DE CONSTANCE, Liv. IV. yzz
à Concile à condamner les Propositions de Jean Petit , St des opo- 1416.sitions ouvertes que cette condamnation y trouve, auffi-bien que desLibelles, Sc autres Ecrits scandaleux qu’on publie pour ì’cmpccher.
II représente combien il paroîtroit étrange à tout l’Univers si dans unConcile aussi célèbre, on ne trouvoit point de justice contre uneDoétrine si notoirement séditieuse, Sc scandaleuse. II prie le Conci-le par l’honneur de la Religion Chrétienne,par celui du Concile mê-me, Sc par les services, que lui Sc ses Prédécesseurs peuvent avoirrendus à P Eglise, de ne point user de dissimulation dans une affaire,où il s’agit de maintenir les premiers principes de la Morale Chrétien-ne, Sc les Articles les plus importuns de la Loi de Dieu, Sc de nefâire aucune acception de personnes. 11 déclare que s’il ne peut ob-tenir aucune justice dans le Concile, il usera de son autorité, pourempêcher l’entrée de son Royaume, aux Auteurs, ou aux fauteursd’une doctrine qui y a été universellement condamnée. II ajoute quelui, Sc son Royaume n’ont que trop ressenti ce que cette Doctrine ade pernicieux, Sc il s’appuie du suffrage de PEmpereur Sigismcnd,quemadmodum prœterea SereniJJîmus' Romanorum Rex confanguineus nof-ter clariffimus , vocìbasfuis y 13 exemplo confirmavit. 11 représente quele Synode ayant déja condamné la Proposition' générale, quìlibet ty-rannies , s’est engagé par là à condamner toutes les autres. Au reste,il déclare que s’il s’est addressé au Concile, ce n’est pas qu’en Fran-ce, on révoquât en doute la justice de la condamnation qui y a étéfaite, & qu’il ne la tienne fort légitimement condamnée, qu’il n’aporté Paffaii e au Concile que pour le bien commun du Genre hu-main, Sc asin que la fupiême autorité Spirituelle du Concile répri-mât ceux qui pourroient encore se montrer rebelles, ou qui pour-roient échapper à la Justice, ut gladius Spiritualis vestrœ potestatès su-prême compefceret eos qui forte noluerint obtemperare , vel qui gladiumt emparaient no ft rum fefe putaverint ejfugere (effugiiìè ). Enfin il con-clut, en les priant de prendre garde de ne pas s’attircr par le refus dela Justice dans cette affaire, le blâme, ou d’ignorance, ou de négli-gence, ou d’acception de personnes, ou de favoriser l'hérésie (2).
LXIII. Que lqju es jours après il y eut une Congrégation gé- Congrégationnérale au sujet de l’affaire des Polonois avec POrdre Tectonique. publique forL’Archevêque de Gnefne, PEvêque de Ploczko , St celui de Posna-nie , avec les autres Ambassadeurs de Pologne , y portèrent leufs l’OrdreTeu- Cplaintes contre les Chevaliers au nom du Roi de Pologne, & du tonique.Grand Duc de Lithuanie. Mais il nc fut rien conclu dans cette Z' d : H “ rd :Assemblée, ni même rien mis dans les Actes. Ce fut peut-être fousprétexte qu’il y manquoit plusieurs Cardinaux, & plusieurs Dépurezdes Nations, quoiqu’il paroisse que P Assemblée eût été autorisée par-lés
T.lVp.6c6.iz Fevr,
fi) J’aì fàit l’Extrait de cette Lettre fur la-Copie d’un Manuscrit de Wolfen-hwek -
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