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Tome premier.
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fi E CONSTANCE. Liv. IV. yssi

Mémoire injurieux au Roi son Maître. II exhorte enfin tous les 1416.bons François, & en particulier le Procureur du Roi de Fiance à sejoindre à lui pour faire avoir à ce Monarque une entiere satisfactiondc cette injure. Mais les Ambassadeurs du Roi de France qui é-toient là presens soutinrent vigoureusement leur Avocat, & deman-derent qu’il fut entendu, puisqu’il n’avoit rien dit qu’avec charge.

Ayant donc obtenu audience, il plaida la cause de l’Assemblée deParis, Lt réfuta amplement les neuf Assertions de Jean Petit qui yavoient été condamnées. L’Evêque û'Mrras & Pierre Cauchon sonCollègue répliquèrent, & il se dit bien des durerez de part & d’au--tre. Après ces altercations Jordan Marin Professeur en Théologie,

Pun des Ambassadeurs du Roi de France, ayant eu permission deparler, dit publiquement, ,,qu'il étoit bien surpris du procédé qu’a-„ voient tenu les Commissaires dans Tassasse de Jean Petit, que ce„ procédé étoit mauvais, pernicieux, injurieux & scandaleux, &

„ qu’il étoit prêt de lc prouver & de le soutenir contre tout le„ monde”} Ûrjìn de Taìllevande & l’Abbé de Clairvaux , Commis-saires dans les matières de la Foi, se récrièrent là dessus, comme con-tre une injure qui les regardoit & en demanderent justice MaisJordan Morin répéta encore tout ce qu’il avoit dit, & il fut soutenuà cet égard par Jean Gerson. Les Orateurs du Duc de Bourgogne& les Commissaires dans les causes d’Héréíie, en demanderent Acte,

& on sc sépara jusqu’au z 6 . de Mars.

LXXI 1 . La Nation Gallicane s’étant rassemblée ce jour -ìà,Jean Assemblée ;deGerson , Jordan Morin , Guillaume de Beaunepveu , St Pieire Fer-failles , Ambassadeurs du Roi de France,firent à l’Assemblée les Pro- ^ême affaire,positions suivantes par l’organe de Guillaume de Beaunepveu. „ 1. Que„ la Nation leur ajoignît des Députez , afin de poursuivre l’af-,, faire de Jean Petit , parce que leur Partie adverse n’avoit voulu,, en accepter aucun, pour ia traiter à l’amiable. z. Que ne recon- à Mars.

„ noilîant plus les Commissaires pour Juges dans cette cause, les,, Députez qu’on nommeroit ne confereroient point avec ces Com-,, missaires, mais qu’ils examineroient les Requêtes que les Ambaf-,, fadeurs de France avoient présentées ci-devant, pour savoir fi„ elles étoient justes ou non, aussi bien que leur appel Lt leur recu-„ satíon. 3. Que comme l’affaire étoit imporrante St délicate, qu’is„ y alloit de l’interêt de la Foi, Lt de l’honneur du Roi Lt du Ro-

vau me de France, les Prélats de ce Royaume, tant Evêques que„ Cardinaux, y scroient appeliez. 4. Que comme dans la Nation'

„ Françoise il y avoit plusieurs personnes qui leur étoient suspectes,

„ on leur donneroit les noms des Députez, afin qu’ils pussent reçu-'

„ fer ceux qu’ils jugeroient à propos ”. L’Evêque à'Mrras ayanteu permission de répondre à ce Mémoire, Demanda que les Ambaf- " ;

fadeurs fussent requis de nommer la Partie adverse , dont ils avoientparléj-parce que les Ambassadeurs du Duc de Bourgogne ne crovoient 5

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