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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. IV. 545

sévérité. Ce fl la doctrine pernicieuse de Jean Petir, dé j a condamnée en 1416.France comme une pejìe publique , qui a mis ce Royaume à deux doigts defa ruine. Car Jì par votre autorité vous n'arrêtez pas le cours de cesmaximes séditieuses (fi sanguinaires , la France fera obligée d'attaquer cemonstre les armes à la main. Ruelle honte qu'il se soit trouvé au Conciledes gens qui qyent osé défendre , ou même simplement excuser des maximes <’

fi pernicieuses , & par des considérations humaines s'éloigner Ji prodigieu-sement de la Foi Catholique & de la Loi de Dieu même J Car il ne s'agitpoint ici de ces erreurs sécrétés & déliées que l'on pourrait trouver pardes conséquences subtilement tirées , dans des Discours qui rouler oient furles plus hauts mystères de la Fhéologie, II s'agit des premieres veritez , &des deux tables de la Loi qui ont été rompues une seconde fois par ì ado-ration du Veau d'or (1). Ensuite l’Univeriîté se plaint ouvertement,du procédé des Cardinaux, qui avoient cassé la Sentence de í’Evêquede Paris, comme d’un attentat contre le Droit des Evêques, ÔC el-le finit en suppliant le Concile, de casser le jugement de ces Cardi-naux , 6c toute la procedure qui s’étoit tenue contre la Sentence deParis.

LXXV. L e 2.7. d’Avril il se tint une Congrégation générale où Congrégationétoient l’Electeur Palatin, tous les Cardinaux,les Prélats & les Doc- ci^akmVrrT® 1 'teurs, avec les Ambassadeurs des Rois 6c des Princes, 6c une grande p0 ur r affairequantité de Noblesse. On y proposa quelques affaires Ecclésiastiques de Jérôme dede peu d’irnportance, avant que d’en venir à celle de Jérôme de Pra- Pra I ue -gue , pour laquelle cette Congrégation étoit principalement assem-blée.

Le Chapitre de la Cathédrale de Rimini avoit choisi pour son E-vêque un certain Jérôme par voie de postulation , il se présenta un A-vocat du postulé pour avoir l’agrément du Concile. II y a cette diffé-rence entre élection 6c postulation , c’est que cette derniere regarde unsujet, qui,selon les Canons, ne pourroit pas être élu à cause de quel-que déiaut, sans lequel d’ailleurs il ne scroit point incapable d’admi-nistrer un Evêché,comme,par exemple,d’avoir moins de trente ans,d’être Laïque, ou feulement dans les plus bas Ordres, ou de n’êtrepas d’une naiíîânce légitime. Lors qu’un Chapitre jette unanimementles yeux fur quelqu’un, qui soit dans Ì’un de ces cas,il faut qu’il pos-tule, c’est-à-dire, qu’il supplie le Supérieur, comme le Pape, ou leConcile, de confirmer la demande que le Chapitre en a faite. Les Ac-tes ne disent point si cet agrément fut donné ou non. Mais autantque j’en puis juger par la conduite du Concile en d'autres occasionspareilles, elle fut renvoyée au Pape futur.

Un autre Avocat ayant demandé au nom de l’Eglise de Sens que leConcile confirmât sélection qu’clle avoit faite d’un Archevêque (r),

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(i) II faut que ce soit Jean de TStorry, puisque les Actes d’Allemagne portent.que le Roi de France en écrivit au Concile. V. d. Bard, T • ìv.f. 749.

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