548, HISTOIRE DU CONCILE
d’un Prêtre, qui la lui avoir donnée,en attendant qu’il pût l’avoir deson Archevêque.
On l’acculdit en troisième lieu d’avoir publié des Libelles diffama-toires contre lc Pape, contre quelques Princes, comme contre lesDucs d’Austriche & de Bavière,& principalement contre son Arche-vêque. Je ne trouve point de réponse iur P Article du Pape, mais ilnia le fau à l’égard des Princes Séculiers, & pour ce qui regardoitson Archevêque i! ne disconvint pas d’avoir fait des plaintes contrelui, fur ce qu’il l’avoit déféré en-Hongrie fans l’avoir entendu.
La quatrième accusation rouloit fur des violences & des sacrilèges-qu’on lui imputoit, comme d’avoir en 141 r. fait jetter par terre ÔCfouler aux pieds des Reliques dans une Eglise des Carmes,d’avoir in-jurié & battu des Moines qui le3 gardoient, & qui demandoicnt sau-moné pour la fabrique de l’Eglife; d’être entré quelques jours aprèsdans le même Monastère avec main forte, d’y avoir blessé quelquesMoines, un entre autres «qui piédroit contre Wiclef'. d’avoir souf-fleté en pleine rue un Dominicain, & d’avoir même tiré de fa pocheun couteau, dont il auroit blessé, ou:même tué ce Moine, s'il ne íefût trouvé-íà des gens qui l’en empêchèrent y enfin d’avoir con-traint de vive force un jeune Moine à quitter le froc, Lc à prendreun habit Séculier, qu’il lui donna lui-même; à quoi on ajoûoit quedepuis le Moine s’étoit noyé de désespoir. Sur la profanation préten-due des Reliques Jérôme nia. le fait absolument; fur les violences fai-tes à des Moines, dans un Monastère, il répondit qu’ayant trouvéces Moines en dispute avec deux Bourgeois dont ils a voient emprison-né le valet, il avoir voulu les mettre d’accord, mais que quelquesgens s’étant jettez fur lui.l’épée à la main, il s’étoit saisi de celled’un d’entre eux, & s’en étoit défendu le mieux qu’il avoir pû. Surle soufflet donné à un Dominicain dans la rue, il avoua que ce Do-minica n Payant injurié, le premier, fur ce qu’il l’avoit censuré dequelques insolences qu’il disoit à des Gentilshommes, il lui avoirdonné un soufflet du revers dé fa main. 11 ne paroît point de répon-se fur le couteau dans le rapport des Commissaires. Mais dans sonAudience du vingt-troisième de Mai, il avoua que voyant que ceMoine avoir riposté des gens pour fe jetter fur lui, il avoir empruntéun couteau d’un Bassan pour íê défendre, & qu’il avoir bien battu leMoine, mais que dans cette occasion il 11e s’agiíîoit que de défendrefa vie & nullement d’aucun point de Religion. Enfin pour ce quiregardoit le Moine défroqué par force, 6e noyé en conséquence, ilrépondit que le jeune Moine avoir quitté le froc volontairement, Lcque depuis il s’étoit malheureusement noyé en fe baignant.
La cinquième accusation étoit, d’avoir pendant plusieurs annéessoutenufavorisé un. certain Pierre de Valence excommunié parS.birÂú pour n’avoir pas voulu lui remettre les Livres de Wiclef.IL avoua qu’il avoir fait tout le bien qu’il. avoit pû . à cet homme-• la,