DE CON ST A N C E. Liv. V.
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sa Chaire, parce que le Cardinal de Cambrai,qui est appelle ici le prin~ i4ìl :cipal de la Nation Françoise , Sc Vennemi particulier da Roi d'Angleterre ,s’étoit proposé de haranguer devant le Roi, pour l’honneur de cetteNation, mais que l’Evêque de Salisburi,jaloux de la gloire de la sien-ne, avoit gardé son poste, Sc harangué le Roi,qui,après l’avoir écou-té avec plaisir, s’en alla prendre un repas n’ayant pas encore dîné.
4. Que le lendemain les Ambassadeurs d’Angleterre allerent au Palaisdu Roi, pour le féliciter de son heureuse arrivée, Sc que l’Evêquede Chefier , Président de la Nation, lui fit un Discours fort agréable.f. Que le jour suivant ce Prince les fit venir chez lui, Sc qu’après lesavoir remerciez de leur fidélité, Lc dc leur bonne conduite en sonabsence, il leur raconta, comment il avoit renouvelle avec Henri V .pour lui, Sc pour ses Successeurs, la Paix éternelle qu’il avoit faiteavec Henri IF. son Père ; Qu’eníuite il s’étoit fort étendu fur leslouanges du Roi d’Angleterre, Sc des Princes de son sang, du Gou-vernement de l’Eglise, Sc du Culte Divin, qui s’y observoit si reli-gieusement , qu’il croyoit être en Paradis en comparaison des autreslieux, où il étoit allé. 6. On marque dans cette Lettre, qu’il n’yavoit aucun lieu de douter, que l’Evêque de Chester, Sc celui de Sa-lisburi , avec tous les Ambaíîadeurs Anglois ne fussent tout disposezà poursuivre la Réformation de l’Eglise dans son Chef, Sc dans sesMembres, de concert avec le Roi des Romains,fans avoir égard auxBénéfices qu’ils poffedoient, 8c qu’ils aimeroient mieux les perdre,que de laisser imparfait l’Ouvrage de la Réformation. 7. Que la veil-le de la Chandeleur , on avoit reçu des Lettres du Roi de France, parlesquelles, il ordonnoit à ses gens de retrancher de la Nation Galli-cane, les Ambassadeurs du Duc de Bourgogne, Sc que le bruit étoit,que ce Roi avoit envoyé à Gènes, Sc en Provence une grosiè sommed’argent, pour avoir de gros Navires, Sc des Galères, afin de s’op-poser au passage du Roi d’ Angleterre (i).
VIII. Tout le monde s’emprefia dans cette occasion à lui don- Comediener des témoignages publics de son zèle Sc de fa gratitude. Les An- sacrée,glois se signalèrent entre les autres par un spectacle nouveau, ou au v - í! - IUr ^ (moins inusité jusqu’alors en Allemagne. Ce fut une espece de Corné-die pieuse, ou Moralité, que les Evêques Anglois firent représenter xi. Janv.'devant l’Empereur le Dimanche qi. de Janvier, sur la nuisance duSauveur, sur /’ arrivée, des Mages , Sc fur le masacre des Innocens. Usavoient déja fait représenter la même Pièce quelques jours auparavanten présence des Magistrats de Constance Sc de quantité de personnesde distinction, afin que les Acteurs fussent mieux en état de faire bienleur rôle devant l’Empereur. C’est donc aux Anglois qu’est dûc l’in-vention de ces sortes de spectacles en Allemagne, selon le jugement,
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super terratn, Recommeniîo me ’veflrn Celsa, Regali ey Ìmperìoìi Majejìati etnttìmoio ctttnhonore t , cultu, gratta er obedientìa. Acta Public. Anelic. Tom, IX.
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