v. d. m
Proleg ,
DE CONSTANCE. Liv. V. 6z
la seule Dignité d’Electeur (i), comme cela paroîc par les Patentesqui en furent expédiées à Bude en 1411. Ces Patentes contiennentun témoignage bien authentique & bien glorieux des grandes vertusde Frìderic , & des services importans que ce Prince avoit rendus àl’Empereur en diverses occasions, ausiì bien qu’à toute l’Allcmagne.
L’année suivante (d) Frìderic alla en Brandebourg pour se mettre en (d)possession de sa nouvelle Dignité, St ayant assemblé les Etats, il fut T - Vl -reconnu unanimement de tout le Sénat. II n’en fut pas de même P' 11,d’une grande partie des Nobles, qui, accoûtumez à pêcher en eautrouble, ne s’accommodoient pas d’un Gouverneur, dont la juítice, Trùh.chrers.aussi bien que l’autorité, paroissoient formidables à leur ambition St HîrJaug.T.u^à leur insatiable avidité. II fallut deux ans entiers pour venir à bout F 35<5 îd’une faction redoutable en elle-même , St soutenue par quelquesPrinces du voisinage. Après avoir domté les rebelles, St pardonnéà ceux qui étoient rentrez dans leur devoir, Frìderic alla à Constancepar ordre de l’Empereur, qui en récompense de ses services avoit des-sein de lui donner en propre l’Electoral de Brandebourg. II y fit sonentrée le y. de Janvier 141s. accompagné de la fleur de la Noblessedu Pays, St en particulier d t Jean de îValdaw , Evêque de Brande-bourg, St du Comte de Rupin. Depuis son arrivée on le vit toûjoursparoître avec éclat au Concile, y assistant aux Sessions publiques avecl’Empereur, St exécutant de fa part des Commissions importantes,comme fut celle de ramener le Pape Jean XXIII. à Gottlcben, pourentendre l’arrêt de íà déposition. L’affaire de ce Pape, St celle deJean Hus occupèrent tellement le Concile St l’Empereur toute Tan-née 141s. qu’il fut presque impossible de penser à autre chose. Cesdeux affaires expédiées, l’Empereur traita, du consentement de IVen-cestas son Frere, avec Frideric de T Electoral de Brandebourg. Cecise passa en 141s. dans le Palais Impérial en présence des Electeurs,
St du grand Chancelier de TEmpire. On y fit la lecture des Patentesde T Empereur pour établir Frideric Electeur de Brandebourg. Ellesportoient en substance ; „ r. Que Sìgismond uniquement occupé du„ bonheur de TEmpire,St de ses Pais Héréditaires,n’avoit rien négligé„ pour les rendre florissants ; z. Que Dieu lui ayant donné de si vastes,, Etats,qu’à-peine pourroit-on les défendre avec les forces des Anges ,
„ il avoit jugé depuis longtemps qu’il ne pouvoit mieux pourvoir,, au bien de la Marche Electorale, qu’en lui donnant pour Statd -bouder , Frideric Burgrave de Nuremberg, Prince, que fa pruden-ce Sc fa valeur rendoient bien digne de cette Dignité; z. Que les„ affaires qu’il avoit dans TEmpire, multipliant tous les jours, il lui„ étoit impossible d’aller dans le Brandebourg, 8t que d’ailleurs pour„ 1 honneur de TEmpire, il étoit à propos d’augmenter plutôt que
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(í) Sola tnntim Eleííerali Dignìtate & [i quid pr*tirea cuilibtt Romtinorum Red m»»'fetens « steíîat, refervatâ. Schook.