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Dispensato-rem w Villicum.
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TROISIE-M E.
it. Mai.
V. d. Hardi.T.lV.p.ïlii.1311.
70 HISTOIRE DU CONCILE
qu’il venoit d’un Docteur de Prague, qui étant adversaire de JeanHus 8c de Jacobel s’expliquoit, fur le sujet des Ecclésiastiques, avecautant de liberté qu’auroit pu faire Jean Hus lui-même. Entreautres particularités de ce Sermon, Maurice y représente aux Car-dinaux que le Chapeau rouge ne leur ayant été donné, que pour leurfaire entendre qu’ils dévoient soutenir les intérêts de l’Egliíe jusqu’àla derniere goutte de leur sang, la crainte des hommes n’avoit pasdû les empêcher de faire leur devoir dans sélection des Papes. Parmiles désordres du Clergé, il s’attache particulièrement à la Simoniequ’il regarde comme la principale source du Schisme. II est bienéloigné du sentiment de ceux qui prétendoient que le Pape étant lemaître des Biens Ecclésiastiques ne pouvoit jamais être Simoniaque.• Au contraire, il ne regarde le Pape que comme le Dispensateur 6cl’Oeconome dc ces biens, 6c en traitant, comme il fait, d’hérétiquestous les Simoniaques, il fournit au Concile un bon argument pourjustifier la déposition de Jean XXIII ., 6c celle de Benoit XIII ., tousdeux grands Simoniaques, 6c par conséquent hérétiques, 6c déposa-bles, même selon le Droit Canon. Mais fur tout il remarque que leConcile est d’autant plus intéressé à extirper entierement la Simonie,que l’opinion publique est que Jean Hus n’a été exécuté à mort, quepour avoir prêché fortement contre ce désordre. II regarde néan-moins cette opinion du Public comme une hérésie.
Le nouvel Electeur de Brandebourg n’étoit pas un des moins ar-dents à solliciter la Réformation avant que d’élire un Pape. Unelongue expérience lui avoit appris combien les déréglemens duClergé avoient.été dommageables à l’Allemagne. Ceux qui font éta-blis , difoit-il, pour avoir foin des Eglises singèrent presque tous dans lesaffaires séculières , (J n'employent leuts revenus qu'à fe divertir. Ilsfont tous les jours tant de nouvelles acquisitions qu'à la fin ils fe mettronten poffeffion de tout , £s? même ils ont déja usurpé une partie considérablede ìEmpire. II proposa de donner un Decret par lequel le Conciledéfendît au Clergé d’Allemagne d’achcter à l’avenir des biens im-meubles. II fit tête aux Cardinaux qui vouloicnt qu’on élût un Pa-pe avant la Réformation, avec une telle vigueur, qu’ils lui demande-ront un Saufconduit pour se retirer du Concile,mais il le leur refusa,en leur représentant que le College des Cardinaux n’étoit pas en droitde dissoudre un Concile, ni de le transférer , parce que c’étoit àl’Empereur, qu’en appartenoit la convocation, non íeulement entemps de Schisme, mais en tout autre temps, en qualité d’Avocat,8c de Défenseur de l’Eglise (a).
XXXVIII. La Session trente-troisiéme étoit uniquement desti-née à entendre le rapport des Commissaires nommez contre BenoitXIII. Le Cardinal de Viviers y présidoit, à son ordinaire, 6c l’Em-pereur y étoit présent, accompagné des Electeurs 6c des Princes del’Ërnpirej l’Electeur de Saxe portoit l’Epée, l'Electeur Palatin, la
Pomme