l’Ecri-
euse quecte leursrfion dela Vé-Résor-
l’Ecri-se Uni-lédiate-■ le St.1 n’y afussent5 peinetion dc>ir plusr l’au-t.
qui li-ue ceuxër l'E-?xercicequi lì-donnetEcri-proposidicialir avects. 11'avoue:>nclu-t gue-nt été
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DE CONSTANCE. Liv. V. r05
m avec eux , qu'il peut être artivé & qu'il eft arrivé en effet que desLaïques ont communié innocemment , & mëme avec mérite , Jous les deuxespeces , comme quelquefois P Eglise a communié avec du pain levé , pourôter tout soupçon de Judaïsme , (s comme Jésus - Christ a donné la C c ne-âpres soupé. Gerson veut bien encore qu’on leur accorde que l’auto-rité humaine êc ìa coutume n’ont aucune force contre l’Ecriture,mais il veut en même temps qu’on leur faste entendre que l’Ecritureest susceptible d’interpretation & d’expolìtion. II voudroit encorequ’on distinguât soigneusement dans l’adminiítration des Sacremensce qui leur est essentiel d’avec ce qui n’y est nécessaire que de néces-sité de précepte , 6c par conséquent de Droit humain 6c positif: l’E-glise*. dit-il, ne saurort changer le premier, mais elle est en droitde changer le second, & il met dans ce rang, la Communion fousles deux Especes,ou fous une feule Espece. il est d'avis que le Con-cile prie f Empereur de prendre le fait 6c cause de l’Eglise dans cettematière, parce que cet Empereur a été témoin du Decret du Con-^cile à cet égard, & que c’elt dans le Royaume de Boheme dont ilest héritier prélomptif que cette Hérésie a pris naissance. 11 trouvequ’il est fort important que les Bohémiens puissent être persuadesqu’on ne les condamne, ni par haine, ni par envie, mais unique-ment par un motif de zèle pour la Foi Catholique. Et d est ce qui ar-river 0 t, dit-il, s’ils remarquent que le Concile travaille efficacement àVextirpation de toutes les erreurs indifféremment fans aucune acception depersonnes ni de Nations. Mais ils auraient lieu de mal juger des inten-tions du Concile , s'il s'attachait à-les poursuivre eux seuls ,pendant qu'onépargnerait des gens qui Jont dans -des erreurs plus dangereuses que celles,des Huffites. C’eft un reproche indirect de l’induîgence qu’avoit ieConcile pour les erreurs de Jean Petits 6c de fa partialité en faveurdu Duc de Bourgogne L’Article suivant porte aussi contre 1 a ma-niéré dont on avoit procédé dans l’examen des propositions de JeanPetit. II faut , dit->l, traiter la'matiere de VEucharistie dans des Con-férences libres , & paisibles entre les Théologiens , & non par des procé-dures Juridiques & qu'elle soit examinée par des Théologiens qui ne soientpas suspeSìs d'erreur fur d'autres matières. C’est un trait contre lesfauteurs des Propositions de Jean Petit, Gerson finit son Traité parune longue liste des inconveniens qui naîtroient de la Communionfous les deux Especes. Comme est., par exemple, U crainte que levin ne se verse , qu'il ne s'aigrisse , qu'il ne gele r que le s mouches nes'y engendrent , quand on le garde pour les malades , que les longuesbarbes ne le salistènt , que les vases sacrez ne soient profanez entre lesmains du Peuple , qu'on ne trouve pas du vin en certains lieux , où il
n'en
mes spéculatives & les pratíqUes, un'fragnâent d’un aútte Ouvíage que Gerson avoitcomposé ; u r verte matière. Gers. f. 460.4^3.
( 3 ) Maurice de Prague, errât un dans ce temps- là, V. d. Hardi. T. Jll. Part. zù '
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