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Tome second.
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xo 6 HISTOIRE DU CONCILE

dre plusieurs particularisez fur la situation des affaires de Bohemedans ce temps-là. On en a trouvé quelques-unes parmi les Manuscritsde Leipsig, qui méritent de trouver place ici, & qui confirmentbien le jugement de Balbinus. La premiere est tout-à-fait conformeà celle dont nous venons de donner les précis. 11 y en a une autreécrite à Wencejlas son Frere, où il lui marque entre autres choies,,qu’il n’a pas tenu à lui qu’ils ne s’abouchassent pour procurer le biende leur royaume, & pour affermir llamitié fraternelle, mais qu’onlui avoit donné avis, qu’il vouloir amener avec lui des personnes quilui étoient suspectes. Que cependant, il ne refulòit pas une Confé-rence amiable, pour vû qu il pût être assuré qu’on n’abandonneroitpas la Religion Romaine. Enfin il le prié de craindre l’Excommu-nication du Concile, parce qu'en ce cas, on publiera une Croisade,Lc qu’il ne pourra pas se dispeníër de íé croiser contre lui. La ill.est sans date, mais on voit bien qu’elle est écrite depuis la mort deWencejlas. Elle est tout-à-fait satyrique, & remplie d’ironies, Lc desarcasmes virulents. En voici la suscription. Sjgismoniì par lagrâce de Dieu Roi des Romains , de Hongrie , de Dalmatie , de Croatie , tou-jours Augujle , U c. Roi , aujfi bien que premier héritier , £5? Seigneur duRoyaume de. fíoheme , à nos. chers ifif fidèles , les Juges y BourguemefiresStrohbach, . Retzko, £5? autres Echevins de la vieille, £5? de la nouvellePrague , £s? à toute la sainte Communauté de Prague , salut.. (Salu-tem opportunam) (i). „ 8ur toutes choies nous souhaitons„ que vous n'abandonniez pas la sainteté Wìcléfite. O quelle joie„ n’est-ce pas pour un Prince, d’avoir un si grand nombre de tels„ Gouverneurs (1), & de tels Sujets ! II affermira son Trône, & fa,, gloire retentira d’Orient en Occident. C’est pour cela, nos chers„ éc fidèles, que notre cœur s’est égayé en apprenant quelle est votre„ prudence, votre sagelîë, & votre union. En vérité vous êtes le„ miroir dans lequel les autres Pays le doivent regarder, & la lumière„ des ignorants, & de ceux qui errent dans les ténèbres, & le Con-„ cile de Constance n’est qu’obscurité, en comparaison de votre sa-„ geste. N’avez-vous pas illuminé la Ville de Prague, & toute la„ Boheme par l’éclat de vos connoiíTances ? Vous pouvez vous pasier„ de Pape, & même de Roi, puisque vous êtes si sages. Vous avez„ détruit les monumcns de la pieté de vos Rois, (3) vous avez brû-„ lé la Chartreuse que le Sérénissime Jean Roi de Boheme notre A-yeul de glorieuse mémoire avoit fondé près de Prague,(4) vous avezn- chassé les.Religieuses, & les Moines de leurs Couvens, les Curez

„ de

(1) C’eit'ira salut ironique.'.

(l) Prafettos prétpojìtos.

, (?) Sur cette destruction des Monastères voyez JEncas Sylv . Vuírav. Theobald. Bal-lìn. On en parlera dans l’Histoire de la Guerre des Huffites.

(4) H y a 'ô des paroles que je n entends pas. Comme les Moines de ce Couventlícucnt inutiles h la..Sainte Eglise , vous f» avex. fait comme des fcurds qui entendent , er

dos