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Tome second.
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138
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1417 -

Dupin,Bíí/.Eccl. SiécleXIV. p. 13!.Marsolier,âes Dixmes p.ï94.e? 301.

Raynald. adann. 1399.».13-

l}uv. des Ur-fins p. 64.

Gersonianetp. 6 .

Id.p. iB.

Phtin. Bo-niface IX.

Kiem deSckismateLib. YII. ctp.7 - P- 18.Patquíer,

Rocher ch. delu France.Liv.111 . Chap. ij.?- 137.

Gersonianetp. 19. Zr.

158 HISTOIRE DU CONCILE

commun en ce temps-là, c’est le voyage de la Terre Sainte. On pré-tend que d’abord il ne les ordonna que pour le terme de trois ans,mais que, les trois ans expirez, elles furent continuées par ce Pape& par ses Successeurs, comme par Benoit XII. & Cïement VI. dont ledernier en t là-dessus de grands demêlez avec les Anglois,sous le Régnéd’ Edouard III. Jean Wiclef combattit de toute fa torce les Annates,aussi bien que les autres abus de l’Eglise Romaine. Les revenus ordi-naires des Papes se trouvant divertis par le grand Schisme d’Occident,pendant lequel ils eurent besoin de se soutenir les uns contre les au-tres, Clement VIL profita de l’enfance de Charles VI. pour opprimerle Royaume de France par ses Réservations, ses Grâces expectatives,6t par l'imposition des Annates, malgré les Remontrances de l’Uni-versité de Paris. Cependant Charles VI. par un Edit qu’il publia enx 387. défendit de porter aucun argent à Rome, & ordonna que lesRevenus Ecclésiastiques seroient remis à la disposition pour les em-ployer à la réparation des Eglises & à l’entretien des Ecclésiastiques.Cet Edit fut renouvellé en x 398. & en 1408. Le gouvernement deBoniface IX. ne fut pas moins tyrannique à Rome, que celui de Clé-ment VIL à Avignon. C’est même au premier qu’on attribué le plus.communément rétablissement des Annates,non plus comme un secourscharitable, mais comme un droit attaché à la Dignité des SouverainsPontifes. Niem prétend néanmoins que Boniface prétexta quelquesbesoins, & Platine témoigne qu’il n’exigea que la moitié des revenusde la premiere année des vacances, Sc que ce tribut fut généralementaccordé, hormis en Angleterre, où l’on ne voulut payer l’Annate quedes Evêchez vacans. Naucler ajoute qu’en Allemagne on ne payoitles Annates que des Prélatines qui dépendoient immédiatement duSiégé de Rome. Jean XXIII. fut encore plus habile Sc plus hardique Boniface neuvième dans l’exercice d’un métier qu’il avoit appris àson Ecole. Comme Jean XXIII. avoit donné à l’Université de Parisquelque satisfaction au sujet des Moines Mendiants, qui en vertu d’u-ne Bulle d’ Alexandre V. empietoient plus que jamais fur les droits desCurez,il fe flatta que cette Université lui feroit favorable fur le sujetdes Annates. Mais il s’y trompa: car à la sollicitation de l’Universitéle Roi & le Parlement renouvelleront en 1411. l’Edit de 1406. quirenfermoit la suppression de cet impôt.

On a vû dans le IV. Livre de cette Histoire, que lorsque le Con-cile de Constance fut assemblé, le Roi de France ayant recommandéà ses Ambassadeurs Lc Députez à ce Concile d’y faire confirmer lesLibertez de l'Eglise Gallicane fur tout dans l’article des Annates, ces

der-

(0 Cette Piece fat. imprimée parmi les Oeuvres de Nicolas de démangé, ensuitadans le Recueil á'Orthuìms Gratius ou A’rlardôum de Graes , puis par Mrs . R'tcbir ScDupai, Sc enfin par 1 1 D. Von derHardt.T. 1. p art. 13. Mr. Dupin en a donné l’abregédans le 12.. Volume de fa Biblioth. Eccl. p. 13. Depuis elle a été inférée plus en for-me, dans le II. Tome des Anecdotes de Dom Martene, Sc un an après dans la nouvelle

Histoire