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Tome second.
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(u' Rìchernid. Cône X,IL/. ny.

Í 4 i HISTOIRE DU CONCILE

Sénateurs, à ce que dit le Mémoire, fondé fur l’autorité du PapeInnocent (i); leur Charge est d'être Conseillers du Pape, commeles Sénateurs Séculiers le sont du Prince. Pour soutenir cet état,Constantin leur donna un certain.Patrimoine qui depuis a été beau-coup augmenté Que íì les Cardinaux Pont laissé dépérir, ouusurper a d’autres, ils doivent le recouvrer, ou se contenter deleur premier état, parce que celui qu’ils portent à présent est troponéreux à l’Eglise, •&. selon quelques-uns fort peu nécessaire. ” Aureste, la Nation Gallicane ne prétend point dans ce Mémoire que lesCardinaux soient les Coadjuteurs du Pape (í)> Cette qualité, dit-elle,appartient aux Evêques qui de droit sont au dessus des Cardinaux,puis qu’autrefois on donnoit des Eglises Cathédales pour récompenseaux Cardinaux qui avoient bien servi, & que quand PEglise fut ren-iée, elle régla dans un Concile Oecuménique (a) l’état des Cardinauxà zf. Domestiques & celui des Evêques a trente. „ Cependant, con-tinuent les François , les Cardinaux méprisent tellement aujourd’huiles Evêques Sc les autres Ecclésiastiques, que peu s’en faut qu’ilsne les regardent comme leurs Valets. (3) Ils ne daigneraient pasmettre la main au chapeau pour quelque Prélat que ce soit, quandmême il se prosternerait devant eux jusqu’à terre. II n’y a ni Roini Prince qui en voulût user ainsi, puisque les Evêques ont reçu„ immédiatement leur autorité de Jefus-Christ, au lieu que les Car-,, dinaux ne Pont reçue que d’un homme en qualité de Cardinaux.La troisième raison est tirée de la possession où le Pape & les Cardi-naux prétendent être de percevoir les Armâtes des Prélatures , furtout dans le Royaume de France. On répond t. comme ci-dessus,en disant que cette possession n’est fondée fur aucun titre , & quecela ne s’eít pratiqué que par une tolérance & une permission qu:peut être révoquée, quand on veut. z. Que cet impôt est insup-portable, (4) les vacances des Cathédrales 8c des Abbayes de Francemontant, selon la taxe de la Chambre Apostolique,à six cens quatre-vingt dix-sept-mille-sepr-cens-cinquante francs d’or (f),ce qui irait àprès de sept millions pour toutes les Nations, fans compter les Préla-tures & autres Bénéfices inférieurs, qui ne font pas taxez, & qui nemontent gueres moins haut. 3. Que les Cardinaux possèdent 6. Egli-ses Cathédrales en France, & d’autres Bénéfices dont ils devraient scVoyn nu- contenter fans exiger les Aimâtes. 4. Que la Nation Françoise est

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(il Apparemment, c’esi Innocent u. qui îes rendit maîtres dé sélection des Papes,ou innocent [V. qui leur donna le chapeau rouge.

(r) C’est ainsi que Pierre d'Aillì appelle les Cardinaux, dans.son Traité, de Eccle r .Cencil Gcner. Roman Pontij. Aucl. ap. Gerfon. T. II. p. gt<). '

(3Ï Nec pro cjuocunque Pr&lato , etiam prono adorants eos m terra , pontrent manum adtapellum ub. supr.

(4) Nam taxa ' acvntiarum, fecundum quod defcrìptum est m libris Caméra Apostola-ts-, de Ecckfiii Cí t’itdralibus , (A Abbatïis Gallìarttm taxatts , adfcendit ad (exoents

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