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Tome second.
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ï 7 4 HISTOIRE DU CONCILE

pliantes générales qu’on avoir assemblé le Concile de Constance, Sttout le monde esperoit qu’on y apporterait des remedcs efficaces.En ester, les Députez ûe chaque Nation, qui avoient été nommezpar le Concile pou, travailler à la Kéfòrmation, avoient fait leurpoint capital de l’abolition de ces Régies de la Chancellerie Romai-ne. Jean Gtrson , Pierre d'Ailli , Zabarelle , 8c plusieurs autresDocteurs s’étoient expliquez nettement contre cet abus dans desEcrits publics qui furent composez à Constance. Le Concile lui-même avoir résolu de réformer plusieurs Articles de ces Régies de laChancellerie, comme cela paroît formellement par les Décréts de laXXXIX. & de la XL. Session. Cependant dès le lendemain deIon élection voici Martin V. qui fait dresser des Régies de la Chan-cellerie fur le même pied que Jean XXIII. ou avec si peu de différen-ce, qu’il étoit clair qu’il fe moquoit déja des résolutions qui avoientété prises dans les Sellions précédentes, & que tout le projet de Ré-formatíon dressé avrc tant de travail s’en alloit en fumée. Mr. le Doc-teur Fon der Hardt a donné ces Régies de la Chancellerie de Mar-tin F. tirées des Manuscrits de Vienne 8c de Leipsig, 8c il les a pla-cées après celles de Jean XXIII. qu’il a tirées d’un M f. d’Helmstadtv. d. H. i a ) usin qu’on puisse voir en quoi elles diffèrent , 8c en quoi elles s’ac-T.i.p.y 54. cordent. Elit s furent publiées le 26. de Fevrier de l’année suivante.P 9 1 * On les a mises à la sin de cette Histoire en faveur de ceux qui font

curieux de ces sortes d’Actes qui ne font pas communs.

Assemblée XII. On ne fait pas bien, si l’Empereur eut connoissance de cettedes Nations entreprise du Pape, ou si l’ayant sû il en dissimula son chagrin selonpour deman- f a devise, £)ug qui ne sait pas dissimuler ne sait pas regner. Quoi qu’illa^Résorma- en f°i r » ^ laiílà couronner le Pape, 8c donna même pendant toutestion de l'E- ces Cérémonies plus de marques exterieures de joie 8c de satisfactionS !ise - qu’aucun autre. Le lendemain du Couronnement les cinq Nations

2,2. Nov. résolurent de demander au Pape la Réformation qu’il avoir promis defaire après fon élection, suivant le plan du Collège Réformatoìre. Mar-tin F. voyant bien qu’il n’y avoir pas moyen de parer le coup, pro-mit aux Présidents des Nations de faire cc qu’elles désiroient, 8c leurordonna de nommer des Députez pour travailler dans l’affaire de laRéformation avec six Cardinaux qu’il nommerait lui-même. Maiscerte affaire n’aìloit que sort lentement, tant parce que les Nationsne pouvoient convenir entre elles, que par les délais affectez des Car-dinaux. Cependant la Nation Allemande présenta un Mémoire auxnouveaux Commissures de la Réformation, pour demander entre au-tres choses: „ Que le Siège Apostolique fe contentât des Réferva-

„ tions

(1).Je mettrai cet Article en Latin de peur ce me tromper. Kec non quod Papaquemlibet Ctllatortm Fcckfiasticum , ad cujus collatìonem ultra quinque Bénéficia Ecclcfia-flica íptSlant fer unatn in Jpeciali, e? aliam in forma patiptris duntaxat, gratiai, cumclaufula , fi pro alis in tait forma non scripfirit, pesa onerart. V. d. H. T. I V. p. 1494.