188 HISTOIRE DU CONCILE
1418. d’interêt, mais par pure nécessité : Et s’il se trouve que l’Appel-lant ait appelle mal à propos, la cause fera renvoyée au Juge or-dinaire , & l’Appellant condamné aux dépens, ou puni de quelqueautre maniéré.
Le huitième roule fur les Officiers de la Chancellerie, & de la Pe-nitencerie. On demande que les Procédures, fur tout celles qui re-gardent les procès, fur les matières bcnéficiales, soient abrégées, afinque l’argent de l’Eglife ne soir pas employé à plaider, contre fa des-tination. Que pendant que le Procès pend, on ne nomme pas dest Commissions particulières au préjudice de l’une des Parties, si ce n’est
après qu’elles auront été entendues dans un Consistoire public ; Quele salaire des Officiers de la Chancellerie fera remis fur l’ancien pied,suivant Lavis du Collège Réformatoire ; Que les Officiers de laChancellerie .& de la Penitencerie feront pris de diverses Nations jQu’on ne multiplie pas les Confessionaux, & qu’il n’y ait de Con-fesseurs que ceux qui ont cure d’ames. Que les Archevêques, lesEvêques, les Abbez & les Prélats des Lieux qui reîevent immédiate-ment du Siège Apostolique, pourront connoïtre des cas réservez à ceSiège, quelque graves qu'ils pussent être.
Le neuvième Article traite des Exemptions & des Unions d’E-glises ou de Bénéfices faites pendant le Schisme. A l'égard desExemptions de la Juridiction des Ordinaires, on demande dans ceMémoire, que toutes celles qui ont été faites pendant le Schisme,fans le consentement des Ordinaires, ou fans avoir entendu les Par-ties, & examiné la cause, soient entierement annullées, mais spé-cialement les Privilèges qui dérogent aux Constitutions d 'Innocent IV.& de Clement V. & que toutes celles qui fe feront à l’avenir fansmûre délibération feront de nulle valeur. On demande la mêmechose à l’égard des Unions ou Incorporations des Eglises.
Le dixième Article regarde les Commendes. Pour entendre cet Ar-ticle, il faut remarquer, qu’autrefois les Commendes n’étoient autrechose que des dépôts. Ecoutons là-dessus Mr. Marsolier dans son ex-lAarWtr, cellenr Traité de 1 origine des Dixmes. „ Lors qu’un Bénéfice électif,Origine des „ comme un Evêché, une Abbaye, ou même quelque autre Bénéfi-Du™es./>. m ce , q U i dépendoit d’un Patron, venoit à vaquer, & que pour de57 ‘ bonnes raisons on n’y pouvoir pas pourvoir auffi-tôt après la vacan-
„ ce, celui qui avoir droit d’y pourvoir, le recommandoit à quelque„ personne de mérite, jusques à ce qu’il y eût pourvu. Outre que„ cette personne n’avoit pas droit de se prévaloir des revenus qui lui„ étoient recommandez, comme d’ordinaire elle étoit chargée du,, soin d’une autre Eglise, dont elle étoit titulaire, la Commende ne,, pouvoir que lui être à charge. C’est pourquoi l’on augmentoit en,, cette occasion son revenu de quelque chose. L’on ne pouvoit di-„ re que fort improprement que le Commendataire eût le Bénéfice„ qui lui étoit ainsi recommandé pour un temps. Cependant les
„ Cano-