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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. VI.

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ce, & aux peines portées par les Loix un Pape qui ne veut pas obéirau Concile? Scheljìrate a fait de grands efforts pour prouver que ceDecret de la cinquième Session du Concile de Constance ne re-gardoit que. les temps de Schisme. Si ces efforts font inutiles, ounon, c’est une décision qui ne m’appártient pas; on en pourra jugerpar la lecture de cette Histoire, ct par les réponses des Docteurs del'Eglise Gallicane, comme Messieurs Ricber, Hambourgs Lupin ,ct Arnaud:

XLI. O n a déja rapporté , que dès que Martin V. eut donné ! Deux desavis de son élection au Roi d’Arragon , ce Monarque envoya des CardinauxPrélats à Pierre de Lune, pour l’engager à reconnoître ce Pape. N’a- ^ Btno ‘‘ en ~yant pu rien obtenir de cet opiniâtre & ambitieux Vieillard, qui soû- Constance,tenoit toujours que f Eglise Universelle étoit renfermée dans Penisco- Raynaldr.le, trois ou quatre des Cardinaux (z.) qui lui restoient encore, lui pré- XV1IL P- 3>fenterent un Mémoire très-fort pour lui conseiller de donner la Paixà l’Eglise par son abdication, & de reconnoître le Concile de Cons-tance, & le Pape Martin cinquième. Mais leurs instances ayant étéaussi inutiles que celles des autres Prélats, deux de ces Cardinaux( 3 ) envoyerent leurs Députez à Constance, où ils furent reçus avecbeaucoup de démonstrations de joie. Ils eurent audience le dernierde Janvier, & prêterent serment de fidélité à Martin V. de sorte que, zr. j an v.selon Platine , il ne resta plus que deux Cardinaux à Benoit XIII. v - d - Hardi.Cependant l’Empereur envoya en Espagne Alaman Adìmar Florentin, 1 5°9-Cardinal de Pise, pour engager les Rois d’Espagne à contraindre Be-noit par les peines Canoniques à sc soumettre au Concile.

Une partie du mois de Fevrier fut employée à des affaires Politi-ques , qui ne regardoient le Concile que fort indirectement. L’Em-pereur assembla les Princes & les Prélats pour délibérer fur celle duDuc d’Austriche. On a vû que Martin cinquième avoir envoyé, peu v. d; Hardi-,de jours après son élection, une Ambassade à ce Duc pour negocier T.iv.p.i^ïo.fa réconciliation avec l’Empereur. Comme il y avoit plusieurs d’en-tre les Vassaux de Frideric d'Austriche qui avoient refusé jusqu’alorsde sc soumettre â sa Majesté Impériale, un des principaux points dela réconciliation étoit, que le Duc les obligeât à cette soumission,sui-vant son engagement, ou qu’il consentît qu’on les y forçât. Le Ducy ayant consenti, Louis Comte d’Oettingen proposa de la part deí’Empereur, que ceux d’entre les Vasiàux de Frideric qui ne s’étoietitpas encore soumis, y fussent contraints par les voies de fait. C’est cequi fut approuvé & résolu par toute cette Assemblée où présida l’E-lecteur de Brandebourg. 11 y eut à cette Assemblée quantité deGrand? Seigneurs tant Ecclésiastiques que Séculiers, comme Louis Pa-triarche

fi) Platine en nomme quatre. Raynaldus trois, savoir Charles de St. George, Al-fenfe de St. Euflacbt, çr Pierre de St. Ange.

(3) L'un Chartreux, l’autre s’appdioit Julien Soblu.

ex Windek.7. Fevr.