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Tome second.
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z6o HISTOIRE DU CONCILE

1418. membroient ses Etats,& entre autres avec Pandolphe Malatesta, qui a-

prês avoir pris Bergame par trahison, marchoit à Bresse, ( Brixia ) & nemenaçoit pas de moins le Duc que de le dépouiller de les Etats. MaisForage fut conjuré au moins pour quelque temps, par le secours desVénitiens, 2 c par l’autorité de Martin V. qui porta le Duc à la Paix.De Milan le Pape alla â Mantoue, où il séjourna environ 4. mois.Ce rut dans cette Ville qu’il conclut le Traité entre le Duc de Milan,2 c Malatesta. 11 y reçut les Ambaíîàdes de plusieurs Villes, envoyades Légats en divers endroits, 2 c y négocia plusieurs Traitez de Paix.Sa Bulle contre les Simoniaques est datée de Mantoue. II y reçutDominique Capranica Clerc de la Chambre apostolique, charge autre-fois considérable à la Cour du Pape. Depuis Dominique fut fait Sé-crétasse , ensuite Protonotaire, puis Evêque de Fermo 2 c enfin Cardi-nal. Martin V. ne jugea pas à propos d’aller à Bologne , parce q u'aus-sitôt après la déposition de Jean XXIII. les Bolonais avoient secouéle joug du Siège de Rome, Sc repris leur liberté. 11 alla donc àFlorence., où il séjourna près de deux ans, en attendant qu’il pût en-trer à Rome, dont le Général Braccio occupoit une partie. Si l’onen cross Pogge Florentin Sc Léonard Aretin , qui dévoient le bien sa-voir, Martin V. ne fut pas fort bien reçu, ni fort bien traité à Flo-rence. Ces Auteurs disent que les enfans chantoient publiquementcontre lui, fans que le Magistrat s’en mît en peine, cette Chanson,Papa Martino non vale un quattrino. Ce Pape dissimula pour lors sonressentiment, bien résolu de le faire éclater à la premiere occasion fa-vorable. Je leur ferai bien voir , disoit-il à Léonard Aretin , son(à) Léon. a- Sécrétasse, que je vaux plus d'un quadrain ( a ). /Vgíy?,d’ail!euis grandrtt. Hist. Flo- partisan de fa patrie, la blâme de s’être si mal ménagée dans cetterent.fmjemp. OCC asi on . La Ville, dit-il, s'étoit enrichie, ist considérablement aug-mentée , à la faveur d'une longue Paix. Enflée de sa prospérité, elle ,fe croyait en pouvoir de mépriser tout le monde , (st le Pape lui-même ,fans penser à Pinconstance de la fortune , qui n'est jamais plus redouta-í ue í uanc ^ â caresse le plus (I). [Une autre chose avoit vivementFlorent. Lib. " piqué Martin F.-, C’est que les Florentins avoient soutenu Braccio ,y.p.i. 03. qui s’étoit emparé de plusieurs Villes de l’Etat de PEglife, & mêmede Rome, 6c qu’ils avoient accordé le droit dê Bourgeoisie à ce Gé-(c) Pcgg. ab. néral (c). Cependant il ne laissa pas de régler plusieurs affaires à Flo-japr, â rence. II y reçut les quatre Cardinaux de Pierre de Lune, 6c leurrestitua leurs Dignitez. Quoique Martin V. eût déchargé l’EleéfceurPalatin de la garde de Balthazar Coffa, auparavant Jean XXIII. ilétoit pourtant encore en prison à Heídelberg. Quelques Citoyens deFlorence, ' 2 c fur tout Cosme. de Medicis, firent de grandes instancesauprès du Pape pour son élargissement. Martin le promit, 6c envoyamême un Légat pour demander la liberté de ce Pape prisonnier de-puis près de 4. ans. Mais ce dernier n’attendit pas l’arrivée du Légat,& racheta lui-même fa liberté, pour 30000. écus d’or de rançon qusil

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