DE CONSTANCE. LiV Ví. 273la plume ne pouvoient servir de rien contre les Huffites 8c qu’il falloir I4I g,en venir aux armes (3). Au retour dc Boheme le Légat accompagnal’Empereur en Hongrie, où le Huffitisme avoit pénétré. (Jn pré-tend qu’il fut plus heureux dans ce Royaume que dansl’autre, Scqu’il en extermina le Huffitisme. Après avoir parcouru ce Royau-me, accompagné de ses Prédicateurs, il retourna à Bude, où il s’é-toit arrêté d’ábord, Sc y mourut le 10. de Juin 141p. (4).
On a souvent parlé dans cette Histoire du Libelle diffamatoire ste Pologne'Jean de Falckenberg contre le Roi de Pologne, Sc les Polonois. CePrince se trouvant cette année 1418. à Gnesne , où il avoit assembléquantité de Prélats, Sc de Barons du Royaume, se fit lire en pleineAssemblée ce Libelle traduit en Langue Polonoise, pour délibérer,s’il y avoit quelque chose à ajouter là-dessus, pour l’honneur du Roi,
Sc du Royaume, à ce qu’avoient fait ses Ambassadeurs à Constance.
Cette Leóture faite, on conseilla au Roi de mépriser une Piece faus-se, impertinente, pleine d’crreurs, qui d’ailleurs avoit été condamnéepar l’Eglise Universelle, Sc dont l’Auteur n’étoit qu’un misérable,quiavoit porté la juste peine de sa fautez à quoi on ajoutoit, que si le Roivouloit faire quelque chose de plus,il n’y avoir qu’à mettre aux mainsavec Falckenberg quelque Moine auffi effronté que lui, Sc les lais-ser battre à coups de plume tout à leur aise. II y eut cette annéeplusieurs Conférences inutiles pour réconcilier les Polonois, Sc lesChevaliers de Prusse. Si l’on en croit l’Historien Polonois, ces der-niers ne feignoient de donner des Rendez-vous sous ce prétexte que ^ P J“pour épier l’occasion de sc saisir de la personne du Roi (a). 394.
Sigismond , au rapport de Dacher , Sc de Reichenthal , auroit de- Hongrie»meuré encore à Constance pour y regler diverses affaires, si le Papeeût voulu y faire encore quelque séjour, comme il l’en avoit prié,mais ce Pontife étant parti, il s’en retira auffi avec toute fa Cour, Scprit fa route du côté de Strasbourg. De Strasbourg il alla visiterd’autres Villes Impériales de l’ Alsace , comme Colmar ^ Seleftal , Lee.
D’où il passa à Ulm ì à Oettingcn , à Ratisbonne , à Pajsau pour serendre en Hongrie.
L’Historien de Hongrie dit que tout le monde le blâma d’avoirpris ce parti, au lieu de courir au secours de la Boheme que les Guer-res intestines menaçoient d’une ruine totale. S’il y fût allé , dit-il,
a la
communier le Peuple fous l’espece du vin. Conradi drehiepifeopì ope prid. id. S unitarcam, supra aratn in regia Urbe Slana erat, dejieere, novam reformationem ex décré-té Concllii instituere , e? Ecclefiastem quendam una cum privato quodam exurendum cu-rare. Theobald. ub. supr. Cap. XXIX. p. 68. Je n'aurois pas cité cet Auteur Protes-tant dans un fait de cette nature, si le Jésuite Balbinus n avoir rendu plus dunefois témoignage à fa fidélité.
(3) Légat us e Bohcmia rediens fcripfit ad Papam non calamis amplius & linguts, sedmanìbus, cr armis opus efle. Bohufl. Balbin. Epit. Rer. Bobetn.p. 431. Georg. Joí, ÉggS.
Purpur. Dodî. Lib. 11. p. 508. 309.
(4) Sur Ce Cardinal voyez Htst, du Concile de Pise. Tom. I. p. 19;. 196.
Tome II. M m