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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. Vil.

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la Reformation de la Cour de Rome. Ayant été élevé à cette Di-gnité par Jean XXIII. il étoit naturel qu’il fût dans les intérêts de cePape. II soûtint même ceux de la Cour de Rome dans le Concile,quand il crut que quelques gens vouloient porter les choses trop loincontre elle. Lors qu’on voulut donner atteinte à certains Privilègesdes Cardinaux, il s’y opposa fortement. On a vû ce qui fe passa dansla Session IV. où Zabarelle prononça les Décréts selon Lavis des Car-dinaux, 6c non suivant la résolution des Nations. On doit donc re-garder comme des Pieccs à couvert de tout soupçon de haine, 6c dcpartialité, celles que Zabarelle peut avoir compolëes pour la Réfor-mation de l’Eglise. Mr. le Docteur Von der Hardi a trouvé là-des- r. d. n.vât,fus, parmi les Manuscrits de la Bibliothèque de Vienne, une Piece r ' 11 L 1 5 ° e 'fans nom d’Auteur qu’il croit être de ce Cardinal, fur des indicesassez clairs. Elle consiste en dix-sept Chapitres, où l’Auteur donneun plan de la Reformation qui sc devoit faire au Concile de Constan-ce. On y volt à peu près les mêmes Articles que dans les Traitezprécédens, avec cette disserence que Zabarelle s’exprime avec plusde ménagement que la plupart des autres, fur le sujet du Pape, 6cde la Cour de Rome. II faut en donner ici l’abregé. Les deux pre-miers Chapitres regardent la Reformation de la Doctrine, fur touten Boheme. L’Auteur est d’avis que l’on mette entre les mains desEcclésiastiques un certain Traité de Gerson touchant les principes géné-raux de la Foi, après savoir fait examiner 6c corriger, s’il est nécessaire.

Comme Gerson a composé plusieurs Ouvrages fur la Théologie engénéral, il n’est pas aisé de savoir quel est celui qui est recommandéici. Ce Chancelier de l’Université de Paris en compose un en 1415.où il distingue entre les veritez nécessaires, les veritez simplementprobables, celles que l’on peut croire pieusement, 6c ensin les propo-sitions qui n’appartiennent point à la Foi. Mais je ne crois pas quece soit de ce Traité-là que Zabarelle a voulu parler, parce qu’il futfait à Constance à l’occasion de quelques Propositions que Gersonavoit avancées touchant la conception immaculée de la Vierge, 6c Gers. t. i-p.même de Joseph son Epoux. D’ailleurs la plupart des conclusions M- 1 *- 10 *de Gerson dans ce Traité portent contre Jean Petit 6c ses défenseurs.

II y a donc plus d’apparence qu’il s’agit ici d’un Ouvrage, intitulé, T.zp.iç4.Compend , ou Abrégé de Théologie, que l’on trouve parmi les Oeuvresde Gerson , mais qui pourtant n’est pas de lui, au moins, à ce qu’en Ger r 0 ^ anita jugé Mr. Dupin. Zabarelle prétend qu’il est d’autant plus nécessai-/^.^.* ‘re de recommander j 6c de répandre ce Traité, qu’en plusieurs Dio-cèses il y a une infinité de gens, qui ne savent rien de Dieu, ni deschoses nécessaires à selut. II est encore d’avis que le Concile dressecertaines Thèses, ou certains Articles fondez fur l’Ecriture Sainte, & seen pagimfur le Droit Canon qui est en usage dans les Universitez, 6c qu’il & Juris quì-cclairciflë les doutes que l’on peut avoir fur l’un 6c fur l’autre, que hus

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