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Tome second.
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zo8 HISTOIRE DU CONCILE

dessus les Pièces de Clemangis , de Pierre d'Ailli^ de Gerfon ì de Z ab a*relie , qui pouvoient leur servir de modele. Depuis le commencemenSdu Concile il ne se passoit presque point de mois que les Doéfeurs n©prononçassent quelque Sermon pour les exhorter à y travailler sérieu-sement. On y étoit poussé par toute forte d’aiguillons : Plaintes tragi-ques, Elégies, Satyres, Pieces publiques & particulières autorisées &fans aveu, on n'oublia rien pour faire honte au Clergé & pour piquerd’honneur, tous ceux qui avoient voix en chapitre dans cette Assem-r, d. Hardt. blée. Plusieurs de ces Pieces ont été tirées des Manuícrits de Vienne,Td.Vart.XLv, & entre autres une Lettre anonyme écrite à Sigismond , où aprèsavoir représenté l’Eglife, comme un Corps tout gangrené depuis htête jusqu’aux pieds, on exhorte fortement l’Empereur à remédier àcette contagion universelle.

Harangue XXV. La Bibliothèque de Eeipsig a fourni là-dessus une fortde l'Arche- belle Harangue que l’Archevêque de Gnesne prononça devant l'Em-Gnesneum- P ereur i qti'il comparoir au gland Constantin , pour le supplier de nechant la Rc- P as ss rebuter des grandes difficultez qu’il rencontrera dans l’execu-formation, tion d’une œuvre si importante, mais si traversée par l’avarice êí parl’ambition des Ecclésiastiques. Je n’ai parlé qu’íncidemment de cettePiece au commencement de cette Histoire, parce qùe n’étant pointdattée je ne favois pas bien où la placer. II faut qu’clle ait été pro-noncée avant l’évasion de Jean XXIII. puis que l’Archevêque ditqu’au Concile de Nicée, il n’y avoit que deux Prêtres de l’Eglife deRome, au lieu que le Pape lui-même, & le College des Cardinauxétoient à celui de Constance (r). J’ai placé ces Harangues dans leurlieu quand j’ai pû en savoir la datte,& lors que j’y ai trouvé quelquechose de mémorable. Mr. le Docteur Von der Hardt , qui m’a faitla grâce de m'en communiquer un Volume tiré de la Bibliothèqued’Erfordt, fait esperer au public une Edition de tous ces Discoursprononcez au Concile de Constance, fur le sujet de la Réformation.Ce fera fans doute un très-beau présent. Ces Pieces appartiennent àl’Histoire de ce Concile, & quoi qu’clles ne soient pas écrites dansle goût de notre Siécle, elles ne laissent pas d’avoir leur prix, quandce ne seroit que pour faire connoître quelle étoit la corruption d©l’Eglise, & combien la Réformation étoit généralement desirée.

Des Articles. XXVI. Les reproches fanglans que l’on faifoit au Clergé de la-de ia Refor- p Zrt de routes les Nations par la bouche de leurs plus habiles Docteursran j merent p ans <Zoute le zèle des Commissaires, qui furent renforcezCoV ’.e Re- par ceux qu’on nomma de la Nation Espagnole après qu’elle fut unisformaroire, au Concile. Gobèlin Perfona (a) rapporte que quand Benoit eut été de-& imparfai. on élut Jes personnes doctes pour travailler à la Réformation, cecutes/ par lê qui ne peut être regardé que comme une. continuation ou un renou-Pape.- velle’í-

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