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potjr Gerson et pour le C. de Constance. 461
pieux , juste, & dévot, & qu’il s’éloigne autant qu’il peut de lacuriosité, en ne mêlant point des propositions étrangères, ni desquestions de Dialectique ou de Physique couvertes d’expreíïìons3 Théologiques, comme plusieurs autres ont coutume de faire:
" mais parce qu’en éclairant l’esprit, il raporte ses lumières à la pié-té, St à la Religion: c’est ce qui fait, ajoute* t-il, que les Scho-
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5» laítiques indevots, qui font par malheur en plus grand nombre,le négligent, quoi qu’il n’y ait point de Doctrine plus élevée,plus divine, plus salutaire, plus agréable pour les Théologiens,que celle de cet Auteur (a) Ensuite Gerson ajoute : „ Plus je le lis (a) d up. T. X.dans ma vieillesse & plus je m’affectionne à les Ouvrages, plus je P 73 -C°l. r>fuis confus de mon babil ( tanto sabla cft amplius cons usa, garruïi-tas mea .) Je dis en moi-même, cette doctrine suffit, pourquoi ' ’ p ' 1te confumes-tu en vains travaux/‘pourquoi écris-tu , pourquoidictes-tu ? Qu’en rassemble plutôt & qu’on transcrive les Oeu-vres de cc Docteur , dont on peut dire avec vérité , ce queJefus-Christ diíoit de Jean Baptiste , c'étoìt une lampe ardente &brillante". Mais où est ce que le P. Désirant avoit les yeux &le jugement, quand il a lû ces paroles, pour ne pas voir qu’elles fontla fuite de ce même Traité de Y Examen des Doctrines qu’on vientd’alleguer, & où il a soutenu la supériorité des Conciles fur le Pape,la faillìbïlité du Pape, St où il a renvoyé à fes autres Ouvrages furcette matière. II ne s’agit donc point ici de ses derniers Ouvragesqu’il a composez immédiatement avant le Concile, pendant le Con-cile , St immédiatement après : il s’agit seulement des autres Ouvra-ges de Théologie St de Morale , qu’il avoit composez en grandnombre en d’autres tems, St qu’il trouvoit si inférieurs à ceux deBonaventure , qu’il ne les regarde, au prix, que comme du babil.
Encore ne les rétracte-t-il point, seulement il en parle avec modestieSc avec humilité. Jusqu’ici encore nulle Rétractation.
VII. Voyons sien 1416. Gerson sera devenu plus docile. Cefut cette année-là qu’il écrivit à Lyon à quelque Frère Mintur uneLettre toute pleine des éloges de la doctrine de miel , £s? de feu duS e r a p h 1 q_u e Bonaventure , & voici ce que le P. D estant en aextrait. ,, II a suivi {B-«aventure) dit Gerson , comme il le ré-,, moigne lui-même, la doctrine commune St solide qui florissoità Paris, fur tout de son tems. C’est pourquoi il allègue pourconfirmation de fa Doctrine les articles de. Paris condamnez parGuillaume Evêque de Paris, du consentement, St par le Conseilde tous les Maîtres, du vivant St de l’aveu du Frère Alexandre de»> Hales , dont la doctrine est d’une fécondité, qui ne peut s’expri-mer. II reconnoit que S. 'Thomas d'Aquin interrogé fur la meil-leure manière d’étudier la Théologie répondit qu’il s’en tenoit à
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un seul Docteur -, quel est ce Docteur , lui dit-on? Alexandrede Hales , répondit-il. J’atteste, dit Bonaventure, que je 1 ,’ai-lû
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