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Tome second.
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482
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(a) Epist.XL1II. adGlorìum Eleu-jium.

(b) Natal. A-kxandr. ttb.

/f - P- 379-C, !..

482. Dissertation Hist. et A-polog-.

aux Evêques, St aux Eglises qui avoient enseigné le contraire avantque l’afFaire este été décidée dans un Concile Oecuménique; au con-traire, il en parle toujours avec un grand respect. Mais après leConcile Général de Carthage, qui décida l’affaire en faveur d’Etien-ne, il n’épargna pas les Donaiistes , qui ne voulurent pas s’y soumet-tre, Sc ce qui est bien remarquable, c’est qu’il leur oppose toujourslc Concile, fans leur dire jamais un mot du Pape Etienne.

11 en fut de même au IV. Siécle dans la cause de Ceciìien Evêquede Carthage, dont les Donatìfies avoient abandonné la Communion,.sous prétexte qu’il avoit été ordonné par des Evêques, qui avoientlivré les Livres de la Bible aux Payens. ( Erad.it or es ) Ceciìien ayantété absous dans un Concile de Rome, où présida le Pape Aíelchiade ìles Donatistes ne voulurent pas s’en tenir à cette autorité. St. Au-gustin ne leur en fait point un crime, il ne leur reproche point des’être revoirez contre un Jugé infaillible, au contraire, il leur ditque s’ils n’étoíent pas contens du premier jugement, ils dévoient a-voir recours à un Concile Oecuménique. Pesons, dit-il, que les E-vêques qui ont jugé à Rome n'ont sas été de■ bons Juges , -il reftoit encore -le Concile plénier de l'Eglise Universelle , cìiïa causé pouvoit être agitéeen présence des mêmes Juges , & ou étant convaincus d'avoir mal jugé ,on auroit cassé leur Sentence (a). Voila St. Augustin bien avant enga-gé dans la Sédition de Gerson. :

Le P. Noël Alexandre n’a pas jugé à propos de mettre en ligne decompte la Lettre du Pape Siricius à Anyfius , Sc aux autres Evêquésd 'Illyrìe , où ce Pape se reconnoît inférieur non-seulement à unConcile Général, mais même à un Concile National tel qu’étoitcelui de Capouë , Sc ce qui est plus encore, .aux Députez de ce Sy-node qui avoit commis la cause de l'Hérétique Bonoste à Anyfius , Scaux autres Evêques de Macedoine, . Cet arguaient, dit Noël Alexan-dre, ne prouve rien , par ce qu’il preuve trop.-, Pour moi qui n’ai pas.les mêmes raisons que. le P. Alexandre , je me servirai de cet argu-ment d’autant plus volontiers que de,son propre aveu Jaques Almain ,Sc d’autres Auteurs Catholiques s’en font servis. Voici donc les pa- ■rôles de Siricius aux Evêques susnommez: Le premier est que ceux-làdoivent juger à qui, la faculté de juger a été donnée. .Car , comme nous .Vavons écrit , vous décernez en la place de tout le Synode , & pour nous ilne nous convient pas de juger comme par V autorité d'un. Synode (b). Voi--la donc le Synode National, St même ses Députez au-dessus du Pa-pe par fa propre déclaration.

La même chose paroît dans une autre affaire arrivée du tems deSt. Augustin , Sc des Papes Zozìme , Bonisace L Sc Celestìn 1. au com-mencement du cinquième Siécle. C’est l’affaire d 'Apiarius Prêtre deSiçca en Afrique. Ce Prêtre ayant été déposé par son Evêque en ;appella à Rome au Pape Zozìme , qui reçût favorablement cet Ap-pel 5 rétablie le Prêtre, Sc envoya en Afrique Faustin, Evêque de