(a) XJb- fupr.P- 4Z6.
(b) Part. III.Summ. Tit.XXlH.Cap.ILI. §. Z.
(c) Ub.fupr.
fi6 Dissertation Hist. et Apolog.
roit fallu rassembler un Concile Universel pour le réduire j & leSchisme auroit recommencé tout de nouveau. 11 fallut donc demeu-rer en repos. Quiefcendum est, difoit le P. Valerien , plutôt que des’opposer à une autorité tyrannique aux dépens de la tranquillité pu-blique. C’est donc en vain que le P. Petitdidier oppose aux Décrétsdu Concile de Constance, des Auteurs tout dévouez au Siège deRome, comme le Cardinal Torquemada, ( Turrecremata) AntonittArchevêque de Florence j parce que, comme le dit fort bien le P.Noël Alexandre après les Théologiens de Paris, quelques témoignagesde Torquemada,d’Antonio, de Ferraii nsis, nesauraientporter préju-dice à une vérité fondée fur l'Ecriture Sainte , sur la Tradition , fur lesDécréts des Conciles Généraux , (5 appuyée du suffrage de la plus-partdes Ecrivains de tous les Ordres distinguez par leur piété & leur érudi-tion (a ). Au fond, ces Auteurs-lá iont parties, Ôt ils ne íàuroientêtre écoutez dans la queítion dont il s’agit, parce que ce font lesCréatures des Papes. Tel étoit ’sean de Torquemada Frere Prêcheurqui se trouva au Concile de Constance, n’étant encore que dans unrang inférieur ( inminoribus, comme il parle.) Depuis il signala sonzèle en faveur á'Eugene 1F. contre le Concile de Bâle, tant à Bâlequ’à Florence, ôt en eut le Cardinalat pour récompense. A l’égardde St. Antortìn de Florence, il est certain qu’il a décidé, qu'on nepeut appeller du Pape à un Concile Général , parce que le Pape est Su-périeur à quelque Concile que ce soit , & que c'est une hérésie de dire lecontraire (b). Je n’en fuis pas surpris: c’est un Ultramontain. Ce-pendant le P. Noël Alexandre Dominicain comme lui, ne l’a pas cruaussi contraire à la Supériorité des Conciles, & par conséquent auxDécréts de celui de Constance, qu’il le paroi t d’abord ; parce que leCanoniste Florentin reconnoît au mêrne endroit que le Jugementdu sape n’est pas infaillible , par lui-même, & fans l’assistance duConcile & de l’Eglise Universelle qui ne peut errer. Licet ut perso-na smgtilarìs ex mot u proprio agens Papa poffet errare in f de , -t amenutens Concilio ( 1 ), ( 5 ? requirent adjutorium Univerfalis Ecclesue, Deoordìnante qui dixit Ego rogavi pro te if c. non poteft errare. Surquoivoici comme le P. Alexandre raisonne. „ Si le Pape n’est pas in-,, faillible par lui-même, & fans l’aflïstance de l’Eglise, il peut être„ redressé par un Concile Général: s’il peut être redressé par un„ Concile, le Concile lui est Supérieur: S’il lui est Supérieur, il y„ a des cas où l’on peut appeller de son jugement; fur tout quand„ la Foi est en danger (c) ”. II est vrai qu 'Antonin nie la conféquen-„ ce. Si un Pape, dit-il, comme particulier tomboit notoirement dansVhéréfie il ne s'ensuivroit pas de-là qu'on dût appeller de son jugement ;parce qu'en tel cas il faudrait qu'il fât averti par ceux qui dans l'éleétìondu Pape , représentent tout le Corps de l'Eglise , comme sont ks Cardi-naux
( 1 ) Je croi qu’il faut Cunsilio.