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Tome second.
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Mrs. Abbadie& dc Larrey.

10 APOLOGIE DE L’HISTOIRE

j'ai eu l’honneur Je sevvir le Public dans deux différents Etats, sa-voir au Palatinat, Sc en Brandebourg, il ne s’est pas trouve, grâcesà Dieu, ni dans ma conduite ni dans mon cœur la moindre ombre derébellion contre mes Princes. II m’a donc fallu remonter plus haut,Sc chercher la source de cette accusation dans ma qualité de Fran-çois Reformé. Si Dieu m’avoit fait naître dans ces temps malheu-reux, où l’on voyoit la France impitoyablement déchirée par desguerres intestines

popttlumque potentemJn sua viïïrici converjnm vi/cera dextrâCognât risque acies.

Si j’étois né, dis-je, dans ces temps-là, j’aurois pû, par ma naissim-ce Sc par ma qualité de Reformé, me trouver engagé dans un despartis , que l’autre appelloit rebelle. J’aurois pourtant à alléguerdes raisons viétorieufes pour me défendre contre une pareille accusa-tion, Sc en tout cas la voie de récrimination ne me manqueroit pas.Mais comme je n’ai point vû ces temps-là on ne me sauroit à touteextrémité accuser d’être rebelle, que par une imputation semblableà celle du Loup.

u4r,te hos sex menfes malè , ait , dixifií mihi.

Refondit siggrws : Eqttidem nattts non eram.

Pater ber cul e t ms , m qui t , maledixit mthì.

Je ne puis donc être appellé rebelle par ces Messieurs que dans lasupposition, que je fuis du nombre des Réfugiez que la persécutiona chasiez de France. II y a dans cette supposition deux questions,l’une de Droit , Sc l’autre de Fait. La question de Droit est desavoir si les Réfugiez font des rebelles. La question de Fait est desavoir si je fuis Réfugié. A l’égard de la question de Droit on voitbien que ces Messieurs tiennent pour l’affirmative. Mais-je n’ai pasbesoin de répondre à une accusation si injuste Sc néanmoins si sou-vent réitérée. Ceux qui ont répondu à l’ Avis aax Refagtez. m’enont épargné la peine , puis qu’ils ont prouvé invinciblement, quede quelque côté qu’on envisage la chose, soit par le Droit Naturel ScDivin, soit même par le Droit des Gens & le Droit Civil, on nesauroit regarder comme des rebelles des gens qui fuyent dans le cas,où ont fui les Réfugiez. Je ne pense pas que ces Messieurs voulus-sent adopter le Sentiment de Tertnllten^ qui dans un Ouvrage qu’ilcomposa étant Monraniste, c’est-à-dire Fanatique, prétend qu’il n’eítjamais permis de fuir la persécution. Ils auroient à dos l’EcritureSainte , le Commandement de jefus-Christ, son exemple, celuides Apôtres, des premiers Chrétiens, de ceux de tous les Siècles,