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un sceptre plus doux. A peine pendantdouze siècles a-t-elle pu renaître pardegrés.
Confédérés d’Uri , de Schvvitz et d’Un-terwalden , pardiens zélés et défenseursvaillans de notre ancienne liberté , c’estle courage , c’est l’esprit de vos aïeux quinous a préservés de l’anéantissement ,d’une ruine totale. De l’anéantissement ,je le répète : ce n’est pas l’honneur seul,Ou nos richesses, qui reposent sur notreConstitution ; notre existence en dépend.Souvent des forces réunies ont arrêté , ré-tréci, renversé le pouvoir absolu. Vousavez plus fait à deux égards. Il vous parutimprudent d’attendre l’instant où Albertvous chargeroit d’impôts arbitraires etonéreux , pour renouveler notre antiquealliance : vous n’eûtes besoin ni deGessler , ni de Landenberg , pour vousrappeler le devoir d’hommes libres. Al-bert avoit fait éprouver à d’autres ce qu’ilosoit. Vous ne différâtes pas davantage:sentant ce que vous pouviez entreprendresans injustice , et ce que vous n’osiez,Héglig er sans danger, vous vous jurâtes,
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