sillonnés. Les lits de glace qui les cou-vrent résistent aux rayons du Soleil • ilsué font qne les dorer. Le poids des nei-ges '( 5 ) les garantit contre les efforts desaquilons. Dans la longue suite des sièclesleurs effrayans ravages ont fracassé lessommets nuds du Boghdo et de l’Ural (6) $et si la matière inconnue du Globe brûleencore dans de vastes souterrains où neperça jamais l’œil curieux des Mortels „ses flammes sont impuissantes pour attein-dre à la hauteur de ces monts (7). Sousces masses énormes de glaces azuréescoulent de petits ruisseaux. Arrivés dansles abymes , ils gèlent, et depuis-des an-nées dont les bouches des hommes ne
( 5 ) Au milieu d’une longue chaîne d’énormesglaciers , on remarque encore la Gemmi , une deshauteurs qui domine sur cette chaîne , mais briséeen éclats parce qu’elle est nue.
(6) Observations sur la formation des Montagnes ypar M. Pallas Petersb. 1777.
(7) Ni M. de Saussure , ni M. Strange , ni aucuna utre des Voyageurs qui ont observé les Alpes j n’y®at trouyé une trace certaine d’un volcan.