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d’une tyrannie complette, lorsqtt’aprèsl’as-sassinat de Séjan , Tibère n'ayant rien à re-douter n’écouta plus que ses volontés , )( 2-4 ) > avoit déjà acquis quelque con-sistance avant que la destruction desrépubliques eût insensiblement entraînél’oubli de toutes les vertus et de tous ie3principes. Elle seule aussi pendant milleans a empêché les Nations barbaresdu Nord et du Midi, de perdre lapremière de toutes les idées, celle del’excellence de l’ame. Bientôt des prê-tres dominèrent les peuples du Nord vain-queurs de l’Empire -, domination fondéesur un droit naturel, celui de la supé-riorité des lumières sur l’ignorance. Telétoit l’état de l’Empire, quand les Bour-guignons entrèrent clans l’ancienne Hel-vétie.
Dans leurs étroites demeubes, surles bords du Rhin, ils devinrent in-commodes aux sujets de l'Empire (^5) ;peut-être aussi douta-t-on de leur fidélité
(a4) Tacitus , Annal. L. VL ult.
(a5) Belgam , Burgundio quem trux presserai .Sidon . Piuiégyr- Afiti.
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Comment ilsvinrent dan»
l’Helvctis.
4; i.