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son de Supplingenbourg. Renaud lui refu-sa l’hommage ; il regardoit comme vacantle trône de Bourgogne , transmis dans lafamille impériale durant quatre-vingt-dix ans.Il songeoit à l’ancienne prérogative dontavoient joui les Bourguignons , de choisirleurs rois (q) , et non de les reconnoitre.Depuis Bâle jusqu’à l’Isère, il étoit le chefd’une multitude de comtes. N’ayant pointparu à Spire où se tenoit la diète , il fut mispar Lothaire au ban.de l’empire , et ce princeordonna à Conrad, duc de Zæringen , delui faire la guerre (3). Lothaire vouloit ag-grandir le duc de Zæringen , par jalousie con-tre les ducs de Souabe , qui aspiroient à ladignité impériale. Conrad , investi d’avancede tout ce qu’il pourroit conquérir, traversal’Aar à la tête d’une nombreuse armée. Lecomte Renaud porta devant l’ennemi cettemême hardiesse qui lui avoit fait concevoir
( 2 ) . . . . . Aliis sub regibus esse.
Indîgnum reputans, nitnium mcnor ille vetustALibertatis erat.
Gunther, Ligur. L. V.
($) Conrad étoit oncle de Guillaume IV. - Dunod.
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