16
„ tes, seroient ouverts et sans danger pourM qui que ce fût; et que, sans la permission« de son gouvernement, personne ne cour-„ roit sus à autrui pour l’arrêter”. Cet acte ,qui renferme la protestation de la liberté desSuisses, contre l’abus que le clergé pouvoitfaire de son ascendant, abus que désapprou-voit le jugement de nos pères, et qui trou-bloit la tranquillité de leur république; cetacte, dis-je, offre dans sa précision et danssa simplicité, les bases de leur indépendanceet de leur économie politique. En effet, ilcommence par stipuler la même justice pourtous; or, à la faveur de cette égalité dedroits, le bourgeois et le paysan n’avoientà se garantir que de la violation de la loi,et le juge de sa falsification. U veut bnsuiteque chacun cultive en paix son domaine, ettrouve quelques bénéfices commerciaux dansla liberté des passages, lin général, fidèlesà l’ancienne constitution du genre humain,et à l’esprit de leur confédération perpétuelle ,les Suisses d’alors se contentoient de jouirlibrement du peu dont la nature a besoin ,et qu’elle ne refuse nulle part, et de com-battre à main armée tous leurs ennemis. Sa-
voir