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«voient procurées sur l’Etre-Suprême, îanature et les hommes. Le plus souvent l’auto-rité souveraine étoit partagée de manière oud’autre entre les prêtres et les guerriers.L’homme juste, ami de la paix, n’avoit be-soin que des prêtres ; le crime audacieux etla violence étrangère necessitoîent d’autresarmes que les leurs. Comme les familles mul-tiplioient sans obstacle, en peu de siècles,chacune d’elles devint une grande nation.Bientôt les hommes s’écartèrent les uns desautres. Ils muent entr’eux des déserts, dehautes montagnes, de larges fleuves et desmers. Leur situation morale éprouva dès cemoment plusieurs altérations funestes ; et deuxcauses y contribuèrent.
La première avoir son principe dans le cœurhumain. Presque partout, les circonstancesdes nouveaux établissemens avoient relâchécette première organisation sociale, où cer-taines familles pourvoyoient spécialement auxbesoins de tous. Cependant il ne dût pasmoins régner dans'chaque profession un espritparticulier, quels que fussent les individus quis'y adonnèrent. La nature de nos occupationshabituelles grave profondément dans notrea me les traits qui les caractérisent. De là vint