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Tome septième.
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et tomber avec elle. Aussi beaucoup cîe sagesne regardèrent la religion que comme uneinvention politique , tandis que les passionsdes grands et de leurs affidés ne connurentplus de frein,

La seconde cause de laltération dont nousavons parlé, fut lobscurité que répandirentsur la religion la longue suite des âges et desbouleversemens si vastes et si multipliés. Lestraditions ne purent subsister sans se confon-dre dans la mémoire des peuples dispersés;la langue symbolique des cérémonies reli-gieuses devint inintelligible pour les sièclespostérieurs. Ainsi un foible écho, résonnantà peine dans les profondeurs du passé, futtout ce qui resta des premières; les secondesparurent aux sages un tissus de préjugés stupi-des et de fraudes intéressées. Le vulgaire syconforma à lexemple de ses ayeux, sans yattacher aucun sens. La superstition et la cré-dulité se partagèrent le monde ; et confesserson ignorance sur les plus grands intérêts delhumanité, devint le résultat de la plus hautesagesse (3).

Espèce de banqueroute .de lesprit humain , qui,par lorgane de Platon, de Cicéron, de Bayle, deHume , se déclare insolvable sur les questions qui nousintéressent le plus.