68
tems, des sollicitations pressantes invicoïentZurich à venir au secours de l’Empire, enl’aidant de sa milice et de ses machines desiège, à recouvrer ses anciens droits surSchaffouse. Jean de Winkelsheim étoit alorsbourguemestre de cette dernière ville (70),et quatre-vingt-cinq ans s’étoient écoulés de-puis que les besoins , la disgrâce ou l’indiffé-rence de l’empereur Louis de Bavière lui avoitcoûté son indépendance. On convoqua lepetit et le grand conseils, et comme il s’agis-soit d’une affaire majeure qui intéressoit lapatrie commune , on recueillit dans les tri-bus (71) les avis des nobles et des bourgeoissur la question de savoir cc s’il falloit accéder„ à la prière du duc , leur seigneur engagiste,„ ou aux ordres de l’empereur”. Us eurentle bon esprit d’attacher moins d’importance àla gloire qu’ils avoient acquise à Sempach,
(70) Ou Im Winkel. Régi, de Zurich, 1418. Surce qu’il étoit bourguemestre en 1414, Voy. Waldkirch,Schafh. Chron. h. a. Maintenant un des bourgue.inestres ne sort de charge que le lundi de la Pentecôte.
(71) Je ne vois pas qu’il en soit expressément faitmention dans les chroniques ,• mais le fait est plus quevraisemblable, la même chose ayant eu lieu en 1454pour le même sujet.