au nombre de huit cens hommes , par unenuit d’hyver, jusqu'auprès» de leur petiteville. Aux premières lueurs du crépuscule »le bruit des hommes et des chevaux éveillales bourgeois. Ils sortirent, persuadés quec’étoient des habitans de Feldkirch. Ils allé-guèrent ensuite qu’ils étoient sortis pour lesdétourner de ces excursions , qui pouvoientfles compromettre eux-mêmes', sans qu’ilsl’eussent mérité. Ceux de Sargans crurentou feignirent de croire qu’ils avoient étéau devant de leurs ennemis, dans l’intentionde se concerter avec eux. Voyant qu’ils n’enétoient pas reconnus, et que parla suite dela méprise, on leur parloit avec amitié, ilstuèrent tous ceux que l’épouvante fit tom-ber entre leurs mains. Le reste de cettemultitude désarmée se réfugia dans la ville.Les habitans de Sargans ne la poursuivirent,pas ; mais, comme s’ils n’avoient fait quereprendre ce qu’on leur avoit volé, ils dé-pouillèrent la contrée de tout ce qui setrouva sous leur main (7).
Après un intervalle de deux mois d’hy-ver (8), pendant lesquels Zurich et le duc
(7) Tschudi, II, 261.
(8) A Compter du jour de l’epiphanie. idem ibid,
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