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Tome neuvième.
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au nombre de huit cens hommes , par unenuit dhyver, jusqu'auprès» de leur petiteville. Aux premières lueurs du crépuscule »le bruit des hommes et des chevaux éveillales bourgeois. Ils sortirent, persuadés quecétoient des habitans de Feldkirch. Ils allé-guèrent ensuite quils étoient sortis pour lesdétourner de ces excursions , qui pouvoientfles compromettre eux-mêmes', sans quilsleussent mérité. Ceux de Sargans crurentou feignirent de croire quils avoient étéau devant de leurs ennemis, dans lintentionde se concerter avec eux. Voyant quils nenétoient pas reconnus, et que parla suite dela méprise, on leur parloit avec amitié, ilstuèrent tous ceux que lépouvante fit tom-ber entre leurs mains. Le reste de cettemultitude désarmée se réfugia dans la ville.Les habitans de Sargans ne la poursuivirent,pas ; mais, comme sils navoient fait quereprendre ce quon leur avoit volé, ils dé-pouillèrent la contrée de tout ce qui setrouva sous leur main (7).

Après un intervalle de deux mois dhy-ver (8), pendant lesquels Zurich et le duc

(7) Tschudi, II, 261.

(8) A Compter du jour de lepiphanie. idem ibid,

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