Band 
Tome neuvième.
Seite
15
JPEG-Download
 

ïf

famine parut alors avec toutes ses horreurs.Poussés par un besoin irrésistible , des hom-mes avoient, en beaucoup d'endroits , dé-voré le grain avant quil fut détaché desépis. Les villes qui avoient le plus daffec-tion les unes pour les autres suspendoienctout trafic des denrées de première néces-sité. Il ne fut pas permis aux gens de lacampagne demporter du pain des villes pour«ne valeur au dessus dun pîappart (53)et quantité de paysans étoient forcés dallerquérir cette foible ration à deux milles dechez eux. Heureuses les contrées pastorales lon avoit la ressource des fromages!dans les pays de labour, cétoit un metsfriand et rare, que des racines trempées dansdu lait. Il y eut des maisons lon ne vitpas un seul morceau de pain dans toute lan-née. On ne rencontroit que des domestiqueshors de place, et une multitude de jeunesS e ns, prêts à tomber de foiblesse offroientle peu de forces qui leur restait pour unebouchée de pain (34). Les Bâlois instruitspar cette calamité, construisirent un vaste

(55) li valoit alors 13,14,15 den.ou un sol. Waser,sut largent , p. 102.

Ci4) Htipli, msc.