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ââns le consentement des syndics, qui selontoute apparence, leur étoient plus dévouésque le reste des magistrats (21). Les passionsexercent communément tout leur empire surla multitude. Il n’appartient qu â un petit nom-bre d’hommes d’appeller à leur secours l’ex-périence du passé et les perspectives del’avenir, pour se soustraire à l’impression dumoment Aussi, lorsque le bourguemestre ,ayant convoqué les membres sortans et lesnouveaux membres du sénat, avec le grandconseil, en présence du gouverneur impé-rial, leur proposa de sceller le traité d’al-liance , ils y consentirent aveejoye (22).
Le quatorzième siècle étoit trop présent àla mémoire des confédérés , les circonstancesleur sembloient trop critiques, pour permet-tre à un canton de former en secret une al-liance étroite et séparée avec la maisond’Autriche , lorsque la plupart des autrescantons pouvoientà peine se flatter d’entrete-
(21) Ordonnance de 144.1 , citée dans les appen-dices de Lauffér avec la remarque qu’elle est effa.eée dans l’original.
(22) Le 2g Aoust 1442»