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que l’armée' des cantons se mit en marche àtravers les bleds. Le soleil l’eblouïssoit aupoint que les chefs, s’attendant à voir l’enne-mi profiter de cette circonstance , ajoutèrentà leurs mesures défensives. La chaleur ctoitextrême. Les Zuricois , qui dévoient aban-donner les escarmouches à la cavalerie, etprendre, entre la ville et la rivière, uneposition que l’on ne pouvoit forcer , cru-rent qu’il y auroit de la honte à ne passoutenir en pleine campagne l’attaque desconfédérés (567). La multitude rejetta avecde grands cris le plan des généraux. Elle seposta dans les prairies qui s’étendent en deçàde la Sil, entre Wiedikon et une antiquechapelle ( 368) de S. Jaques , voisine de l’ho-'<■pit.il, et qui étoient environnées d’une hayevive. On envoya chercher à Zurich du vin, dupain et des fromages. On but, on mangea, on sepermit toute sorte de folies et de bravades(369). En voyant les confédérés regagner lemont Albis, on pensa qu’ils ne vouloient point
(367) Bullinger.
(368) O11 attribuait sa fondation à Charlemagne.Faber.
(369} C’étoit comme à une fête patronale. Edlibach,