14 Memmoiret pour ſervirainſi dire; de mème la Maiſon d' Autriche don-na l'excluſion au Roi de Portugal malgté laFrance. 5Aprés le Roi de Portugal on peut mettte lesdeux Mediateurs au rang des Mecontents, fauscraindre de ſe tromper. Veniſe ſur tout y recutdes moxtifications qui lui donnetent cent fois=jet de ſe repentit de s'&tre embarraſſee de cetteMediation. On n'avoit aucune defference pourſes avis, chacun vouloit abſolument faite paſſerſes ptẽtentions;& pour comble de chagtin on neIui fit aucun quartier ſur les ſiennes particulieres;I'Eveque d' Oſnabrug fut le premier qui prètenditque Contatini Ambaſladeur de la République,lui rendroit la premiere Viſite,& lui cederoitla main dans les rencontres, comme à l' Ambaf-ſadeut du College Electoral. Contarini qui avoitbien d'autres penſces, rejetta cette propoſttion a-voc fierté,& déclara aux Ambaſladeurs de Fran-ce& d' Eſpagne, que bien loin de ceder la main,il pretendoit que l Eyẽque la lui cedät,& menagade ſe retiter au cas que on ne vonlũt pas lui accot-der les honneuts qu'il penſoit lui etre dus. Il ſof-tint que la Republique etoit en poſſeſſion de ſui-vre immediatement les Couronnes,& fit valdirautant qu'il püt ſon Anciennetè, ſa Pui ſſance,L'etesduè de ſes Etats,& ſur tout ſon Indepen-dance entiere& abſolut, qui la tiroit, diſoit-il,inconteſtablement du pair avec les Electeurs.
Là deſſus tous les Ambaſſadeurs des Electeursintervinrent pour maintenir les Prérogatives deleurs Manres. Ils hedemeurerent point d'accordque la Republique de Veniſe füt comme le diſdisHontarini, ni en poſſeſſion, ni en droit de ſuiyreimmediatement les Coutonnes;& pretendirentau contraire, que ce Privilege apartenoit aux ſeulsElecteurs, ſelon leur ordre particulier, excluſive-Went à tous autres Princes& Souyerains de! Eu-
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