2 Memoires pour ſer virnal Mazarin ſurmonta aiſemeut ces difficultez,&ne laiſla pas de procuter à la France tout l'avanta-ge qu'elle avoit lieu de ſe promettre en cette oc:caſion. Quaud ce grand Miniſtre ne lui autoitjamais rendu que cet unique ſervice, on ne pour-roit nier qułil neut metitè d'elle une reeonnoiſ-ſance infinie; mais il fit bien plus,& ſans patlerqu Traité des Pyrennces qui fut ſon ouvrage, ilfit pour elle cent auttes choſes conſiderables. Enun mot, il fut l' Architeque qui batit la grandeutde la France ſur le mème plan& les mémes fon-demens qui en avoient ete jettez par le Cardinalde Richelieu, c'eſt tout dire.
Aſfaires de Suede.
F de la France& de la Suede etoit d'au-ant plus forte,& ſembloit dlautant plus in-
diſſoluble qu'elle toit fondee ſur quantitède Traitez teiterez. Le premier avoit éteè fait le23. Janvier 163 1. entre Guſtave Adolphe a Hoc-caſion des grands progtes de l Empereur dans laBalle Saxe,& du mauvais ſuccès du Roi de Dan-nematc. Ce grand Prince ayant ètè tue lalliancefut depuis rehouvellèe avec la Reine Chriſtine le1 z. Avril 163 3.& à ce Traité il en fut ajoũtéun troiſieme conclu à Baris le premier Novem-bre 163 4. puis un autre. à Compiegue, en datte du18. Avril 163 5. un autre encote 4 Wiſmar, le20. Mars 163 6, lequel n'ayant pas&té ratifi futſui vi d'un nouveau negotiè à Hambourg par Da-vaux& Salvius, le 6. Mars 1638. pour trois ans& tenouvelléle 15. Mars 1641. audit Hambourgpar les me mes pour durer juſqu'à la Paix. Toutcela engageoit indiſpenſablement les deux Cou-ronnes à ne point faire de Paix ſepatement liunede l'autre; mais quelque union qui füt entre elles
elles ne laiſſoient pas d'avoir des intèrts biendif-