104 Aemoires pour ſerdiren rompant le ſilence qu'il avoit garde quel-que tems c- dire done 2% il faudræ faire rutce q lr voudront, montralit par- Ja, qu'il auroitbien voulu continber la guerre, mais qu'il n'yauroit pas moyen de le fafxe quand ces Coutron-nes ſeroient d'accord. Les Anglois n'etoient gue-res eloignez de ce ſentiment la, quoi qu'ils affec-taſſent fort de faire paroltre le couttaire,& que leLord Lokart eut tẽmoignè en toutes occaſions unegrande indifference a lLegard du Traité. Du reſtetous les Princes voiſins de! Elpagne ou de la Fran-ce ne diſſimuloient point qu'il ſes touchoit de fortpres. Le Roi de Portugal qui n'ctoit point enco-ke reconnu par Eſpague, craignoit avec raiſonde voit tomber toutes les forces de cette Couron-ne ſur lui;& dans cette penſée il fit de grandesinſtances aupres du Roi T. C. pout ètte comprisau Ttaité. Le Roi d'Angleterre demandoit qu'onne Labandonnat point ainſi] ſur le point que lesdiviſions de'Angleterte lui donnoient le plus delieu d'eſperer ſon retabliſſement. Le Duc de Lorrai-ne depuis long tems detenu priſounier& depouillede ſes Etats, toit mecontent de tout le monde,&ne ſavoit à qui recourir. Le Prince de Conde quiavoit la promeſſe poſitive du Roi Carholique& qupremier Miniftre, inſiſtoit pour ètre retabli&Pour renttet en France par Ja porte d'honneur. LeDuc de Neubourg failoit la Cour au CardinalPar ſes Miniſttes pour recouvrer Juliers, que le Roid' Eſpagne lui retenoit. Le Duc de Modene nou-vel Allie de Sa Majeſté T. C. prioit fort que l'onne negligeät pas de faite confit mer dans la Paixles articles dont il Etoit deja couvenu par ſonTraité particulier touchant Cottregio„&c. LePuc de Savoye ſentoit tout le chagrin d'avoit vdſa Scur offerte& fefuſèc. Les Etats Genèrauxavoient les yeux ouverts ſur Lavenir;& le Papeque j aurois peut. tte du nommer le premier,etoit
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