9 YHiſfoire de la Paix. 11 TSte la& puiſqu' en effet ſa ngotiation navoitechoue que par cette ſeule raiſon. Cependantle Conſeil d'Efpagne avoit bien töt chaßgé deemiment, puiſqu'au lieu d'attendte de nodvel-es propoſiions qu Roi T. C. il s'etoit hat ſur letuit de ſon mariage avec la Priuceſſe de Sa voye,e lui envoyer Pimentel, avec ordre de renoüeres Negotiations,& de lui offrir pour premiererticle ſe mariage de I'Infante. II eſt vrai auſſi-car il faut dire tout; que la face des choſes en.
pagne etoit tout autre depuis le voyage de Mr.de Llonne. II etoit né deux fils au Roi;& il yavoit lieu d'eſperer. qu'en cas que l'un des deuxint à mourir, l'autre vivroit& pourtoit ſucrceder à la Coutonne; d'allleurs comme le RoiStoit infirme& daus un état qui faiſoit craindteà tous momens pour ſa vie, la prudence ne vou-loit pas qu'il laifsat plus long tems ſon Etat au.hazard de tomber dans un tems fächeux de guer-re ſous la foible Domination d'un enfant,& parconſequent expoſẽ en proye aux armes victorieu-ſe d'un ennemi; qui depuis long tems n'attendoitqu'une pareille occaſion, pour mettte ſes ambi-deux deſleins en execution.
I faut donc convenir que deés ce tems la leseffaires d Eſpegne étoient tettiblement embaraſ-ſees,& que Pon ne pouvejt guetes prendre dereſolution capable de les reclfeſſer entierement,Si elles ayoient pü recevoir quelque changementPlus favorable que celui de la Paix& du Maria-ge de l'Infinte; Dom Loüis de Hato H auroit al-fürement découvert& sen ſeroit ſervi. C'etoitun Miniſtre trop ſage& trop éclairè pour pren-dre de fauſſes meſures daus une occaſion auſſiimporrante que celle la. II poſſedoit dans un ſou-verain degré toutes les qvalitez ui pouvoient for-mer un grand Miniſtre,& s'if lui en manquoitguelqu' une, e ne pouvoit tte qu'une certaine
conduite-