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Tome I.
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198 Memoires pour ſeruir

aur Affaires, car je ne ſouhaite rien au mondeavec plus de paſſion que de le voir capable de gou-verner ce grand Rehaume, mais je ſouhai-

terois bien abec uné gale paſſion de le voir

heureum en ſon maringe, car il va epou-ſer la plus grande Princeſſe du Monde, trér bienſalie,& qui a panſaitement bon eſprit, ntautplus per mis de douter us de cela g. de ſa beauté,apròs les relations con firme% on en regoit deou co tex, 2 cependant je ne voi. pas que leCenfdent'aplique d vouloir btre heureux, fi-ſanſ ce qui ſeroii neceſſaire pour cela. Au contrai-re il ne ſenge quid łcrire de FCrandes Lettres, ou

pcurn micur dire de grands volumes à la Rochelle 3

plus fregquemment qu il u fait,& d cultivergar toutes ſortes de Me peus une paſſion qui ne pou-vans aloutir d rie le rend malheureuxCc. Je vous prie de voir ce zue je lui eris, car jene doute pas quid ne vous le communique,& devouloir prendre la peine de me mander quel effet

cela fait dans ſon eſprit. Car pour moi je ne ſou

haite autre choſe que ſon bien,& vous ſęaveæ ſiJan bien travaillb pour cela; ſans que toutes lerdiligences quele Sonßilent a futter pour miengagerfavoriſer ſon deſſei, miahent pil ſeulementebranler un moment. Es 4 la verite J euſſe etè unmaupais Serviteur,& un méchant homme, fiJ enſſe été capable di ccouter ſeulement les Propoſi-ions que le Conſſdent me falſoit, puis qu elles al-leient d relever ma reputaliam adæ depens de laſfenne& d tirer: des ævuntages de ſon preju:dice, 5

Je ne ſcay au reſte ſi les Eſpagnols etoient d'auſlibonne foy ſur la paſſion pretenduꝭ᷑ du Roy pourIInfante, que le Cardinal vouloit le faire croire,

du ſi ce n toit point un effet de leur honnete Poli-

tique, qui vouloit qu' en cette rencontre ils fei-guiſſent d etre dans ces ſentimens, mais du moinseſt⸗i