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Tome I.
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200 Mamoires pour ſervirrences, elle avoit eu aſſez de peine a maintenithonarablement la Guette contte le Portugal,&ne ſe trouvoit nullement en tat de reſiſter ſeuleaux armes d'un Monarque jeune& puiſſant com-me etoit le Roi de France. Elle en fut d'abord enquelque fagon accablèe,& la diverſion d' Angle-terte ſutquoi elle avoit le plus compte ẽtatit ve-nut à rien par les pertes& les incendies dont japarlé dans l'article de cette Couronne; elle vitptendte en deua Campagues la moitic de ſes plusfottes Places. II n'y eüt point de Porte qui neo ouvrit, point de Muraiſle qui ne tombat à lavbè du Roi de France,& la rapidite de ſes Con-quëtes fut ſi grande qu' a peine pour roit· on trouver un exemple ſemblable dans toute l' Hiſtoitancienne& moderne. Bergue la premiere Villeatlaque e ne ſoùtint que ſept᷑ jours, Furnes trois,Tournay auſſi peu, Doũay fut pris en cinq jours,Coutray en ſix, Dole en quatre, Beſangen, Sa-lins, Gudenarde& Aloſt attendirent à peine 1aſommation,& enfin toutes les Places du Pais, à lareſerve de Ille qui ſoũtint le Siege 24. jours,ſemblerent stempreſſer à ſe tendie au Roi T.C.& briguer I'honneur de devenir ſa Con-quète.

Le Roi d'Eſpagne alarmè de tant de progrezvit bien qu'une Paix bonne ou mauvaiſe dtoit leplus aſfürẽ moyen qui lui reſtàt dien atrẽter lecours. Car bien qu'il et quelque lieu d' atten-dre du ſecouts de la Hollande, vn la bonne intel-ligence quꝰ il enttetenoit avec cette puiſſance de-puis quelques annces,& vd leur Interẽt com-mun, ce n' toit pas une affaire piète,& il auroitaiſe ment perdu le reſte de ſes Etats de Flandte&de Brabant avant que d etre aide. P'un autrecõtè il ne pouvoit plus douter que le Roi T. C. nelui allàt porter la guerre juſques dans le 3.

1 EIpa-