290 Memoires pour ſervir
Mayence& de Cologne ne ſe contenterent pas decela, ils envoyerent en France le Comte Guillau-me de Furſtemberg,& le Sieur Blum pour l'enalſürer de leur part,& pour la ſupplier tres-hum-blement de vouloir conſentir& de ratifier ce quiſeroit décide par le College Electoral devant ouaptés l' Election, comme ſi le Roi T. C. avoit eureellement droit de s oppoſer à leurs delibẽratious.C' eſt dequoi on peut fournix la preuve par un Me-moire imptimè à Patis chez Sebaſtien CramoiſiImprimeut Ordinaite du Roi,& qui porte pourtitte Propoſction faite au Roi T. C. à Amiens aumois de Ma) 1658.* par le Comte de Furſtem-berg,& le gear Blum Envopes de Meſſieurs lesElecteurs de Maence& de Cologne.
Quelque prejũdiciable que cette Ambaſſade,&cette Propoſition fuſſent al Empire, les deux Ele-cteuts dont nous venons de patler erfitent nean-moins que ce toit la moindre choſe qu'ils devoientfaite pour le ſetvice de la France à laquelle ilsetoient devoüez,& ſglirent ſi bien temontrer àleurs Collegues Electeurs,& autres Princes quela füreté future de l' Empire conſiſtoit en la Pro-tection du Roi T. C. auquel ſeul on avoit toutel'obligation du Traite de Munſter& des Reinte-grandes dont il avoit ᷑tè ſuivi, que la plüpart con-ſentixent à faite enſemble une Convention prélimi-naire, laquelle ſous le prẽtexte ſpecieux du Bien pu-blic, accorda au Roi T. C. tous les avantages imagi-nables. L' Article III. du Traité de Munfter, furlequel on avoit fotmè tant de difficultez, y fut en-tierement décidé en ſa fayxeur,& l'on y artètalolemnellement qu' en cas que celui qui ſeroit eldEmpereur contrevint aux Capitulations de l' Al-
ſemblee, on convoqueroit une Diete pour proc ·
der A l'election d'un autre. Cette Convention ou
Capitu-
y a dans V imprimè 165 5. mais ceſt une faute diim-breſſon, il fautlire, comme il iſt ici 1658.