Memoires pour ſervirDe longue main, le Duc& les Ge nois ne ſevouloient point de bien;& fans parler de certainsdroits qu'ils pretendoient reciptoquement avoirles uns contre les autres, au ſujet de la poſſeſſion& de quelques lieux,& de la Juriſdicæion de plu-ſteurs autres, il y avoit encote des demélez conſtderables entr'eux touchant les limites de leursEtats, ſur tout, entre Cenoa& Rezz0, fut quoiToyez la Sentence Arbitrale, ci aptés inſeree.D ailleurs, le Duc avoit tolijours tẽmoigns qu'iln'y auroit jamais de ferme& veritable amitie en-nie lui& la Republique juſqdes à ce qu'elle luict cede vn chemin à la Met pour le tranſport duSel neceſſaire en ſes Etats de Piemont„& c etoit2 quoi elle ne vouloit point entendre. Il n'y avoitdone pas faute d'occafions de Guerfè entre le Duc& la Republique, pour peu que l'un oul'autreeüt envie de chercher noiſę„& c toit auſſi ce quirendoit les Genois fi diligens A prendre leurs pre-cautions;& à ſe garantir de toute ſurpriſe.Neanmoins le Duc qui avoit quelques intelligen-ces dans Savone en teuta une ſut cette Place, alleguant en ſuite pour taiſon que l'on y avoit briſeune Statné de Marbte repteſentant ſa perſonne,laquelle ily avoit fait faire,& qubilavoit deſtineepour un de ſes plus agtéables Batimens mais cedeſſein ne lui reüſſit pas,& il eut le chagrin da-voir inutilement commence la Guerre par lesvoyes d' hoſtilite.
Cela fut cauſe qu'il ſe declara un peu plütöt,peut Etre, qu'il n'auroit fait,& que ceſſant de diſ-Hmuler, if publia un Manifeſte dans lequel apresavoir amplement expoſe les ſujets de plainte con-tte les Gehois, il declaroit que ü daus huit jours,ils ne ſe ſollmettoient touchant Ia deciſton des li-mites au Jugement de la Cour de Bologne, il ſeKer oit Juftice Far la voye des armes, En effer,ce
ce ter.& enPour!dansayantquelq;glia,exetioque lePimpap tesle Dutes ſucomp& ned'unn'Oſalouſicil pride 3monGenequ'ilcerenlequePlaceTraitde q.ſentire, nRoiremiencotouteen Leara!5