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21 Hiftoire de la Paix. 279venit les Reines ne pourroient avoir non plus au-cuns Serviteuts ni Officiers ſeculiets Anglois deNation qui ne fuſſent Proteſtants.
Eufin les deliberations etoientdans le meilleuttrain du monde,& le Roi n'ayant en vüt quede faire paſſer ſon Bill pour le Serment ci-deflusrapporteè,& de ſe faire donner de argent; àquoi les Communes commenęoieut à preter lo.reille, ib n' avoit garde de les troubler en rien 7mais le differend dont j'ai promis d'iuſtruite leLecteur ẽtant ſurvenu 4 la traverfe toute cetteunion& cette concorde s Vanoüit. Le ſujet de cedifferent fut tel.
La Chambre des Seigneurs qui fait par unDroit inconteſtabſe la Cour ſupreme de judicatu-re en Angleterre, avoit ſur une Requète du Doc-teur Shirley pris connoiſſance d une cauſe entrelui& le Chevalier Jean Fagg Membre de laChambre des Communes,& il ny avoit ce ſem-ble point de diffteulte que cette affaire devoit al-ler le train ordinaire des autres, mais quelqueseſprits ruſez d'entte les Communes qui avoient,comme j'ai dit I'œil ſur le formulaire du Ser-ment,& qui apprehendoient le hazard de ſonentre dans la Chambre, prirent cette occaſionge diſcorde qui ſe preſentoit,& ſoufflerent fibien les Charbons qu'il n'y eut plus moyen enluite de les te indre. Le Chevalier Jean Fagg re-fuſa donc à leur inſtigation de comparoltre de-vant les Seigneurs; alleguant les Privileges de ſaChambre, en quoi ih fut ſi bien loutenu par lesCommunes qu'elles firent citer en contrechangedevant elle le Docteur Shirley,& envoyerent unSergent pour l'arreter. Ce Sergent s' tant preſen-te pour executer ſa Commiſſiom le Lord Mohumlui demanda de la voir;& Fayant en ſa puiſſan-ce la porta dans la Chambre Haute,. 5olut