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4 1 Histoire de la paix. 315
leures Troupes,& en plus grand nombre que laFrance: Que les Princes de Empire ctoientpteſque tous unis pour ſa de fenſe,& qu'il eſpe-roit que les Conſeils de Empeteut ne ſetoientplus trahis à l'avenir, comme ils avoient ce parle paſte. Que quoi qu'il enarrivàt, il feroit tofl-jours en ſon particulier, tout ce que ſon honneur& celui des Etats Geueraux Fobligeoient à faiteenvers ſes Alliez.
L Ambaſſadeur ayant ſuffiſamment entendules intentions du Priace fur les affaires de la Paix 5entra en matiere lut un autre point encore plusdelicat, qui toit celui des Mecogtens d' Angle.terte,& des ſoupęons que le Roi aveit congũs àleur ſujet. II dit au Prince, ſans néanmoinsnommer perſonne, que ſa Majeſté ſoupgonnoitpluſieurs de ſes Sujets,& que lon Alteſſe lui ten-droit un ſignale ler vice en lui decouvrant qui ilsstoient; mais cette converſation ne dura paslong temps, le Prince lui ayant re pondu d'unemaniere qui marquoit toute ſa ſurpriſe, qu'ilctoit aflüre que le Roi ne voudroit pas le preſſerſur une choſe ſi mal; honnète que de tra hir desSens qui ſe declaroient ſes amis. C'en fut aſſezPour fermer la bouche au Chevalier; lequel se-tant retité infotma le Roi de tout ce quis“ etoitbaſſe entre le Prince& lui, mais quoi qu'il futperſuadé en ſon particulier; que les intentionsdu Prince etoĩent frauches& ſes incligations por-tees à la Paix, on n'en jugea pas de mëme à laCour, ce qui fut cauſe qu'il demeura quelquetemps ſans reponſe;& la premiere nouvellequ'il regut fut celle du Voyage des Comtes d' Ar-lington& d'Oſſori en Hollande, duquel nousavons parle dans la Section prEcedente-
Au reſte, quoi que l'on eũt acceptẽ la Media-tion d Angleterte,& qu'elle fut en aſſez bon2 train,