Éloge
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Dans Alexandrie , & à la Cour desRois , elle avoir perdu ce caractère
changements des corps. La terre se gouverne par unrapport caché avec les cieux. Mille vertus sécrétéscirculent dans toutes ses parties. Tel fut le dernierdes grands systèmes que la Grece enfanta sur PUni-vers. Mille Sectes rivales naissent de ces principalesSectes ; elles se subdivisent comme de petits Etatsformés d’une grande Monarchie. Au milieu de tantd’opinions, la philosophie fait peu de progrès. II man-quoit une méthode pour apprendre. Àu lieu d’ob-server, on cherchoit la premiere essence des choses.Les hommes de génie égarés par des idées métaphy-siques brillantes, déduisoient d'un principe arbitrairetoute la constitution du monde. Loin de s’assujettirà la marche de la nature, ils commandoient à !anature de suivre la leur. La foule des Disciples n’étoitque des troupeaux obéissants. On respectoit unMaître qu’il eût fallu juger. Toutes les Écoles secombattoíent. Delà les disputes éternelles> les ques-tions frivoles ou obscures, les arguments captieux ,Pentêtement des préjugés, la fureur des partis, Por-gueil de paroître savant plutôt que de Pêtre, tousobstacles invincibles à la découverte de la vérité.Cependant Athènes , le séjour & le centre de laphilosophie, dégénéré ; son gouvernement se corrompt;les révolutions amenent Pesclavage. La philosophiese taît ou s’avilit. La fureur des Ptolomées la rap-pelle en Égypte, mais elle n’y invente plus rien. Onécrit PHistoire des Philosophes Grecs, on les expli-tpiÇj on les commente, sans aller au-delà. Dans Rome ,