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stérile*, elle s'y étoir. occupée, ou àflatter Bimbécille curiosité des Princes,
nature se réveille après mille ans. De nouvelles lu-mières se répandent. Chacun veut étudier, chacunveut connoître ; mais sous tant de ruines » la routede la vérité s'est perdue. On se tourmente pour laretrouver. On interroge les-idées de Platon , lesharmonies de Pythagore > les mystères de la cabaledes Juifs, les hiéroglyphes des Égyptiens. On cherchela nature par-tout, excepté dans elle-même. Ladomination d’Aristote s’aífermit de nouveau ; & enFrance, en Italie, en Angleterre, en Allemagne ,jon convient unanimement de le -regarder comme- leseul interprète de la nature. Voilà quel fut Tétât dela philosophie ju$qu ? aucommënçementdudii-septiemesiécle, époque à peu près de la naissance de Descar tes.On voit que la connoissance- générale du mondeétoit très-peu avancée, si même elle étoit commencée.On avoit cependant des connaissances certaines surPlusieurs objets. De ce nombre étoient les observa-tions astronomiques faites en Grece, dans Alexan-dríe v & du temps des Arabes; car pour l’astronomie,ib suffit»de. bien voir & de calculer.T* -Un certainïiombre'. de. découvertes enj Géométrie ;. car .cettescience s'étoit accrue de siecle en siecle par les tra-vaux de plusieurs grands Hommes ; ces vérités setrouvoient réunies dans Euclìde , Apollonius, Archi-mede, Pappus & Diophante : En méchanique, plu-•sieurs inventions admirables d’Archimede : En médecine,ies Ouvrages d’Kippocrate , qui étonnent encoreaujourd’hui ceux mêmes qui ont le génie de cet art:
Descartes, B