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à étendre ses idées &c à multiplierleurs rapports ; car Ton se trompe ,si l'on croît que l’ame du Philosophedoit se concentrer dans l'objet parti-culier qui l'occupe. Il doit tout em-brasser, tout voir. Il y a des pointsde réunion où toutes les vérités setouchent ; Sc la vérité universellen’est elle-même que la chaîne de
vìt à Venise le mariage du Doge avec la mer Adria-tique, cérémonie bizarre & pompeuse, instituée pourle peuple dont il faut frapper les yeux ; devenue né-cessaire , parce qu’elle se trouve établie ; St arrivaenfin à Rome sur la fin de 1614. II y fut témoin d’unJubilé qui attiroit une quantité prodigieuse de peuplede tous les bouts de PEurope, Ce mélange de tant deNations différentes étoìt un spectacle intéressantpour un Philosophe. Descartes y donna toute sonattention. 11 comparoit les caractères de tous cespeuples [réunis , comme un amateur habile comparedans une belle galerie de tableaux, les maniérés cìesdifférentes Écoles de Peinture. En 162.5 , il passa parìa Toscane, Galilée étoìt alors âgé de soixante ans,Kc Pinquisition ne s’étoit pas encore flétrie par lacondamnation de ce grand Homme. En 1631 , il fitle voyage d’Angleterre ; & en 1634 , celui de Dane-marck; PEspagne Sc le Portugal sont les seuls pays d,PEurope où Descartes n'ait pas voyagé,
Descartes , C'