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des chaînes que le despotisme &la superstition secouent sur leursesclaves : elle est libre comme lapensée de bhomme qui existeroit seuldans L’Univers. Cette indépendance,après la vérité , étoit la plus grandepassion de Dhscartes. Ne vous enétonnez point ; ces deux passionstiennent hune à l’autre. La vérité estLaliment nécessaire d’une ame fiere& libre, tandis que l’esclave n'osemême lever les yeux jusqu’à elle.C'est cet amour de la liberté qui
se réserve la liberté de ses pensées. Une telle indé-pendance, loin d’être criminelle, est le propre carac-tère de rhonnête homme ; car il n’y a point de vraiehonnêteté sans élévation dans l’ame. Celui qui esttrop soumis aux hommes , ne sera pas long-tempssoumis aux Loixj &. pour être vertueux, il fautetre libre. U n’y a rien peut - être de plus beau.«lans Homere que cette idée, que du moment qu’unhomme perd sa liberté , il perd la moitié de souame. On retrouve ce sentiment en mille endroitsdes Ouvrages de Descartes. Je mets , dit-il dan, unede ses lettres , ma liberté à si haut prix, que tous UsRois du monde ne pourroient mcd’acheter ; ce senti-ment influa sur la conduite de toute sa vie.