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de D e s c art z s.qui éroient dans son ame ; il fait plus,il s 1 élevé à un doute universel (r).Celui qui s’est trompé une fois, peutse tromper toujours. Aussi - tôt lescieux, la terre, les figures, les sons,les couleurs, son corps même, & lessens avec lesquels il voyage dansl’Univers , tout s'anéantit à ses yeux.Rien n J est assuré : rien n’existe. Dans
( r) Le discours sur U méthode parut le 8 íuin 1637.'II étoit à la tête de ses essais de Philosophie. Des-cartes y indique les moyens qu’il a suivis , pourtâcher de parvenir à la vérité, & ce qu’il faut faireencore pour aller plus avant. On y trouva une pro-fondeur de méditation inconnue jusqu’alors. C’est làqu’est ['histoire de son fameux doute. II a depuisrépété cette histoire dans deux autres ouvrages ,dans le premier livre de ses principes & dans lapremiere de ses méditations métaphysiques. II fal-loir qu’il sentit bien vivement l’importance & lanécessité du doute, pour y revenir jusqu’à trois fois,lui qui étoit si avare de paroles. Mais il regardoitle doute comme la base de la philosophie, & legarant sur des progrès qu’on pourroit y faire danstous les siécles. II faut remarquer que Descartescommença par où les anciens avoient fini. Ilss’étoient servis du doute pour renverser toutes lessciences : Descartes s’en servit pour les reconstruire.
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