de D ES CARTES* 207
leurs passions , leur langage , rien nese ressemble ; ils ne sonc pas mêmefaits pour se rapprocher ; leur gran-deur se choque & se repousse. Maiss’il fut forcé par le malheur de seréfugier dans une Cour , il eut dumoins la gloire de n’y pas démentirsa conduite. 11 y vécut tel qu il avoirvécu dans le fond de la Nort-Hollande..Il osa y avoir des mœurs Sc de lavertu ; il ne fur ni vil, ni bas , niflatteur. Il ne fut point le lâche com-plaisant des Princes ni des Grands.Il ne crut point qu'il devoit oublierla philosophie pour la fortune. Il nebrigua point ces places qui ìPagran-dissent jamais ceux qui sont Petits ,èc rabaisseroient plutôt ceux qui sontGrands. Et comment Descartesauroit-il pu avoir de telles pensées ìCelui qui est sans cesse occupé àméditer sur Péternité, sur le temps,sur Pespace, ne doit-il pas contracter